Alors que les températures commencent à s’élever précocement en Île-de-France, l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a fait le point, ce mardi 26 mai 2026, sur l’impact des premières vagues de chaleur sur son activité hospitalière. Selon Franceinfo – Santé, l’institution n’identifie « aucune tension particulière » dans ses services d’urgence, malgré une légère augmentation des passages ces derniers jours.
Ce qu'il faut retenir
- Une dizaine de passages aux urgences adultes « potentiellement liés aux coups de chaleur » enregistrés en 24 heures, incluant hyperthermie, coups de soleil et déshydratation
- Hausse de 4,5 % des passages aux urgences adultes par rapport à la semaine précédente, sans impact sur le fonctionnement des services
- Activité « comparable » à celle de 2025 pour les mêmes dates dans les services d’urgence
- Stabilité dans les urgences pédiatriques, avec « aucune augmentation » de fréquentation à ce stade
- Hausse de 8 % des dossiers de régulation médicale des Samu de l’AP-HP, sans difficulté signalée pour l’instant
- L’institution se dit « attentive » à l’évolution de la situation, les effets du pic de chaleur pouvant se faire sentir dans les prochains jours
L’AP-HP, qui gère 38 hôpitaux en Île-de-France, surveille de près l’impact de la hausse des températures sur ses infrastructures sanitaires. Dans un communiqué transmis à Franceinfo – Santé, l’institution précise que les services d’urgence adultes ont enregistré « une légère hausse de l’activité » cette semaine par rapport à la précédente. Cette augmentation, chiffrée à 4,5 %, n’a cependant pas d’incidence majeure sur le fonctionnement des services, selon les responsables.
Côté pédiatrie, la situation reste stable. « Aucune augmentation de fréquentation n’a été constatée à ce jour », indique l’AP-HP. Un constat qui contraste avec la hausse observée chez les adultes, où une dizaine de cas « potentiellement liés aux coups de chaleur » ont été recensés en vingt-quatre heures. Parmi ces situations figurent des cas d’hyperthermie, de coups de soleil ou encore de déshydratation. « Aucune tension particulière n’est identifiée, à ce stade, dans les services des urgences », souligne l’institution.
Des Samu en légère suractivité, mais sans difficulté opérationnelle
La régulation médicale, assurée par les quatre Samu de l’AP-HP, montre également des signes d’activité accrue. Le nombre de dossiers de régulation est en hausse de 8 % par rapport à la semaine dernière. Pourtant, « aucune difficulté n’est, pour le moment, constatée », rassure l’AP-HP. Cette suractivité pourrait-elle évoluer dans les prochaines heures ? Les autorités sanitaires restent prudentes. « Les retombées de ce pic de chaleur peuvent se faire ressentir dans les jours à venir », rappellent-elles, tout en insistant sur le fait que la situation reste « sous contrôle » pour l’instant.
Cette vigilance s’inscrit dans un contexte où les vagues de chaleur précoces et intenses se multiplient en France. Les professionnels de santé rappellent régulièrement l’importance de prévenir les risques liés à la déshydratation et aux coups de chaleur, notamment chez les personnes vulnérables comme les personnes âgées ou les nourrissons. L’AP-HP, qui a déjà connu des épisodes de forte chaleur ces dernières années, adapte ses protocoles en conséquence.
Des niveaux d’activité comparables à ceux de 2025
L’un des points rassurants soulevés par l’institution est la comparaison avec l’année précédente. « Le niveau de fréquentation [dans les services d’urgence] est comparable à celui observé sur la même période l’an dernier », précise l’AP-HP. Cette observation suggère que, malgré une météo déjà estivale, les établissements parisiens parviennent à gérer l’afflux de patients sans saturation notable. Une performance qui s’explique en partie par les dispositifs mis en place lors des canicules, comme le renforcement des équipes ou l’ouverture de lits supplémentaires.
Pour autant, les autorités sanitaires ne baissent pas la garde. Les températures devraient continuer à grimper dans les prochains jours, ce qui pourrait entraîner une augmentation des passages aux urgences. Les hôpitaux parisiens restent donc en alerte, prêts à ajuster leurs ressources si nécessaire. « L’AP-HP dit rester attentive à l’évolution de la situation », rappelle Franceinfo – Santé.
Avec l’intensification des épisodes de chaleur précoces, la question de l’adaptation des hôpitaux à ces nouvelles normes climatiques se pose avec une acuité croissante. L’AP-HP, comme d’autres établissements en France, pourrait être amenée à revoir ses protocoles de gestion des urgences estivales, à l’image de ce qui a été fait après les canicules meurtrières de 2003 ou 2022. Pour l’heure, les services d’urgence parisiens tiennent bon, mais la vigilance reste de mise.
Les symptômes incluent une température corporelle élevée (supérieure à 39°C), des maux de tête, des nausées, une peau rouge et chaude, ou encore une confusion mentale. En cas de suspicion de coup de chaleur, il est recommandé de rafraîchir la personne, de l’hydrater avec de l’eau et de contacter les secours si les symptômes s’aggravent.