Selon Capital, la consommation de pétrole en France provient à peine à 1% d’une extraction en France. Cela signifie que le conflit dans le golfe persique n’a que peu d’impact sur notre approvisionnement, les premiers pays fournisseurs étant les États-Unis (22,3% de nos importations), suivis du Kazakhstan (15%) et du Nigeria (12,1%). Conflit ukrainien oblige, la Russie ne nous vend plus une goutte depuis 2023.
Ce contexte est particulièrement important pour comprendre l’itinéraire que parcourt le carburant avant d’arriver à nos pompes à essence. En effet, le pétrole brut, issu de forages terrestres ou maritimes, est inexploitable tel quel et doit subir un traitement pour devenir un hydrocarbure plus ou moins léger (essence, kérosène, diesel, fioul…) qui servira ensuite pour les transports, le chauffage ou la pétrochimie.
Ce qu'il faut retenir
- Le pétrole brut est inexploitable tel quel et doit subir un traitement pour devenir un hydrocarbure plus ou moins léger.
- La France compte sept raffineries détenues par cinq groupes spécialisés dans le secteur énergétique.
- Les carburants sont acheminés vers 200 centres de dépôt dans toute la France, principalement par pipeline.
Les étapes de production et de distribution
Comme le rapporte Capital, le pétrole brut est livré par tanker et acheminé vers des sites de raffinage souvent proches des ports d’arrivée, tels qu’Antifer (76), Donges (44) et Fos-sur-Mer (13). La France compte sept raffineries détenues par cinq groupes spécialisés dans le secteur énergétique, dont deux sont français : TotalEnergies et Rubis.
Une fois raffinés, les carburants sont acheminés vers 200 centres de dépôt dans toute la France, principalement par pipeline. Trois réseaux existent : Le LHP (Le Havre-Paris) fournit l’Ile-de-France et les aéroports parisiens ; le PMR (Méditerranée-Rhône) remonte du sud jusqu’à Lyon et la Savoie ; et le DMM (Donges-Melun-Metz) traverse la France d’ouest en est.
Les défis de la distribution
D’après Capital, les raffineries françaises couvrent le gros de la demande pour le sans-plomb (plus de 70%), mais c’est plus compliqué pour le gazole routier et non routier, le kérosène et le fioul qui, eux, doivent être importés. A 50% pour le gazole et à plus de 60% pour le kérosène, ces produits finis arrivent alors essentiellement par bateaux et sont livrés dans une dizaine de ports le long de notre littoral.
Les sociétés pétrolières ajoutent souvent des additifs pour distinguer leur offre en stations-service de celle de la grande distribution. Cela signifie que les carburants envoyés par pipeline depuis les raffineries sont indifférenciés quel que soit le client final, la répartition se faisant dans les centres de dépôt.
En conclusion, l’itinéraire du carburant jusqu’à nos pompes à essence est complexe et implique de multiples acteurs et étapes. Comprendre ces étapes et les défis associés est essentiel pour appréhender les enjeux énergétiques actuels et futurs.