Le groupe Casino, propriétaire de Monoprix, Franprix, Naturalia, Spar, Vival et CDiscount, est actuellement au centre d'un bras de fer entre son premier actionnaire, Daniel Kretinsky, et les fonds détenteurs de sa dette, comme le rapporte Le Figaro. Le Tchèque, qui détient 53% du capital de l'entreprise, souhaite se renforcer au capital dans le cadre d'une nouvelle restructuration de dette, ce qui ulcère les fonds Monarch et Attestor.

Les performances commerciales et financières de Casino sont bonnes, mais le groupe ne pourra pas rembourser sa dette de 1,4 milliard d'euros exigible en mars 2027. Les banques françaises, qui financent l'activité du groupe à hauteur de 1,7 milliard d'euros, et les détenteurs de la dette obligataire sont prêts à envisager un abandon de créances en contrepartie d'une recapitalisation du groupe.

Ce qu'il faut retenir

  • Daniel Kretinsky souhaite se renforcer au capital de Casino.
  • Les fonds Monarch et Attestor sont opposés à cette idée.
  • La dette de Casino s'élève à 1,4 milliard d'euros.
  • Les banques françaises financent l'activité du groupe à hauteur de 1,7 milliard d'euros.

Le contexte

Le groupe Casino est un acteur important de la distribution en France, avec des marques comme Monoprix, Franprix, Naturalia, Spar, Vival et CDiscount. Cependant, l'entreprise est confrontée à des difficultés financières, notamment en raison de sa dette importante.

Daniel Kretinsky, le premier actionnaire de Casino, a présenté une nouvelle offre pour se renforcer au capital de l'entreprise. Cependant, les fonds Monarch et Attestor sont opposés à cette idée, ce qui a entraîné un bras de fer entre les parties.

Les négociations

Les négociations entre Daniel Kretinsky, les banques françaises et les détenteurs de la dette obligataire sont en cours. Les parties ont tenu une réunion ce mardi après-midi dans les locaux parisiens du cabinet d'avocat Weil, Gotshal & Manges, conseil de la société dans ce dossier sensible.

Cependant, les positions des uns et des autres sont divergentes, et il est encore loin d'un accord. Les banques françaises et les détenteurs de la dette obligataire sont prêts à envisager un abandon de créances en contrepartie d'une recapitalisation du groupe, mais les fonds Monarch et Attestor sont opposés à cette idée.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour l'avenir de Casino. Les parties devront trouver un accord pour éviter une crise financière majeure. La réunion de ce mardi après-midi a montré que les négociations sont difficiles, mais il est important de trouver une solution pour sauver l'entreprise.

En conclusion, le bras de fer entre Daniel Kretinsky et les créanciers de Casino est un épisode crucial dans l'histoire de l'entreprise. Les prochaines semaines seront décisives pour l'avenir de Casino et de ses employés.