La librairie des Beaux-Arts, à Alger, a été fermée samedi 18 avril par la police, alors que devait se tenir la présentation d'un ouvrage de la sociologue Fatma Oussedik. L'établissement a rouvert, a annoncé mardi 21 avril son éditeur.

Ce qu'il faut retenir

  • La librairie des Beaux-Arts à Alger a été fermée par la police le 18 avril, empêchant la présentation d'un ouvrage de Fatma Oussedik.
  • Des policiers en civil, des fonctionnaires des impôts et du ministère de la Culture ont demandé l'annulation de l'événement quelques jours auparavant.
  • Des messages hostiles sur les réseaux sociaux ont accusé la sociologue et son éditeur de favoriser le séparatisme et de menacer l'unité nationale.
  • L'ouvrage de Fatma Oussedik portait sur les événements de Ghardaïa, mettant en lumière des tensions entre les communautés mozabite et chaamba dans les années 2000.

Intervention policière et censure

La police algérienne est intervenue à la librairie des Beaux-Arts, à Alger, pour interdire la séance de dédicaces de l'essai 'Les Identités rebelles' de la sociologue et anthropologue Fatma Oussedik. Selon le site d'information Le Matin d'Algérie, deux jours avant l'événement, des représentants de différents organismes sont venus réclamer l'annulation de la présentation.

Accusations et pressions

La maison d'édition Koukou a déclaré avoir été confrontée à des pressions de la part des autorités, ainsi qu'à une campagne hostile sur les réseaux sociaux accusant l'autrice et l'éditeur de promouvoir des idées séparatistes et de provoquer des tensions entre les communautés.

Contenu de l'ouvrage

L'ouvrage de Fatma Oussedik se penchait sur l'histoire et la sociologie de la vallée du Mzab, située au sud d'Alger, et notamment sur les 'événements de Ghardaïa' survenus entre les communautés mozabite et chaamba. L'analyse de l'autrice mettait en lumière des aspects politiques et sociaux au-delà des seules considérations culturelles.

Et maintenant ?

La question demeure de savoir quelle sera la réaction des autorités face à la réouverture de la librairie des Beaux-Arts et si des actions supplémentaires seront prises à l'encontre de l'ouvrage de Fatma Oussedik.

Photo: Billel Bensalem/APP/NURPHOTO/AFP