Le XV de France a frôlé l’exploit samedi à Christchurch face à la Nouvelle-Zélande pour l’ouverture du Championnat des nations. Malgré une défaite 34-32 après quatre entraînements seulement, les Bleus ont marqué les esprits par leur intensité et leur audace, selon Le Figaro.
Ce qu'il faut retenir
- Défaite étroite : les Bleus s’inclinent 34-32 face aux All Blacks après avoir mené au score à plusieurs reprises.
- Quatre entraînements : la préparation express des Français n’a pas empêché une prestation remarquée contre une équipe néo-zélandaise réputée solide.
- Deux points bonus : malgré la défaite, la France repart avec un bonus offensif et un bonus défensif, synonyme de satisfaction pour le staff.
- Un essai refusé et une pénalité manquée : deux occasions perdues en fin de match qui auraient pu basculer le résultat final.
- Pression sur les All Blacks : Fabien Galthié a estimé que ses joueurs ont fait douter les locaux, notamment dans les dernières minutes.
À l’issue du match, le sélectionneur français Fabien Galthié n’a pas caché sa fierté. « Les All Blacks ont eu très chaud aux fesses, face à une équipe de France qui avait eu quatre entraînements seulement », a-t-il lancé. Le coach a souligné la qualité du rugby proposé, qualifiant la rencontre de « grand match ». Malgré la défaite, il a salué la prestation globale, avec « un niveau incroyable » et deux points précieux glanés en déplacement.
Du côté des joueurs, le capitaine Maxime Lucu a partagé cette analyse. « On voulait avoir une balle de match sur les dix dernières minutes et les faire douter, et on n’est pas passé loin », a-t-il expliqué. « Dans deux-trois rucks, ça a bien tapé, on les a sentis douter. On les a regardés droit dans les yeux. Ils n’étaient pas si bien que ça. » Le demi de mêlée de l’UBB a également rappelé l’importance des points acquis dans une compétition aussi serrée que le Championnat des nations.
« Pour moi, le problème ce n’est pas le dernier ballon. C’était un jeu au pied de pression bien tenté mais un peu trop long. Celui-ci, pour moi, il est tactiquement bien joué mais moins bien réalisé techniquement, c’est tout. Ce n’est pas là qu’on perd le match. » — Fabien Galthié, sélectionneur du XV de France
Malgré une préparation réduite, les Bleus ont tenu tête aux All Blacks, une équipe habituée aux grands rendez-vous internationaux. Les Français ont marqué quatre essais, encaissé cinq, et ont multiplié les actions offensives, notamment grâce à Romain Ntamack et Matthieu Jalibert, auteur du dernier essai des Bleus à la 77e minute. Un essai refusé en fin de partie et une pénalité ratée face au poteau ont cependant privé les Tricolores d’un résultat historique.
Fabien Galthié a nuancé les regrets : « On ne va pas refaire le match, mais il y a cet essai refusé, une pénalité face au poteau où on tente une passe au pied et où on ne marque pas. Mais on tente, et l’important c’est de tenter. » Le sélectionneur a également mis en avant la capacité de son équipe à imposer son rythme, malgré un déficit d’entraînement. « On prend cinq essais, on en marque quatre, on n’a pas à rougir de notre prestation, même si on peut faire mieux. »
Ce match inaugural a également confirmé la bonne forme de plusieurs joueurs français. Damian Penaud, de retour en sélection après sa finale victorieuse en Top 14, a brillé par son apport offensif. À l’inverse, les absences de Peato Mauvaka, contraint de renoncer à la tournée en raison d’une blessure au mollet, et les questions autour des joueurs impliqués dans l’affaire judiciaire en Argentine rappellent les défis extra-sportifs que doit gérer la Fédération.
Pour la France, l’objectif reste clair : capitaliser sur cette prestation prometteuse pour viser le titre, tout en consolidant sa cohésion d’équipe. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer la capacité des Bleus à performer sur la durée, face à des adversaires de haut niveau. Une chose est sûre : cette équipe, malgré un début de préparation chaotique, a montré qu’elle avait les ressources pour rivaliser avec les meilleures.
La préparation des Bleus a été perturbée par plusieurs facteurs, notamment les finalités du Top 14 et les absences liées aux blessures ou aux convocations en équipe nationale. Le staff a dû composer avec un calendrier chargé, ce qui a réduit le temps de préparation avant cette tournée.