Dans une entrée en matière tonitruante au cœur de l’Antarctique, le XV de France a lancé son Championnat des nations 2026 sur une note offensive en s’imposant 2-0 face aux All Blacks à Christchurch, samedi. Selon Le Figaro, les Bleus ont marqué deux essais dès les premières minutes, dont celui de Damian Penaud, de retour en équipe de France après une saison avec l’UBB, qui porte désormais son total à 41 réalisations sous le maillot tricolore. Une performance qui a immédiatement mis sous pression l’une des nations les plus redoutées du rugby mondial.

Dès la deuxième minute de jeu, les Français ont ouvert le score. Max Spring, parti à la course sur l’aile droite, a franchi plusieurs défenseurs avant de transmettre à Antoine Dupont, dont la passe au large a trouvé Damian Penaud dans l’intervalle. L’ailier de l’UBB a accéléré, évité le plaquage de Jordie Barrett et aplati sous les poteaux, offrant ainsi au XV de France son 41e essai en sélection – un record personnel qui dépasse désormais celui de Serge Blanco, l’ancien détenteur du palmarès tricolore.

Ce qu'il faut retenir

  • Damian Penaud inscrit son 41e essai sous le maillot des Bleus, devenant ainsi le meilleur marqueur d’essais de l’histoire du XV de France, devant Serge Blanco (40 réalisations).
  • Antoine Hastoy, entré en cours de jeu, inscrit le deuxième essai français après la mi-temps, portés par une combinaison rapide entre Lucu, Jalibert et Brau-Boirie.
  • Les Bleus affrontent les All Blacks pour le compte de la première journée du Championnat des nations, une compétition qui remplace le Tournoi des Six Nations depuis cette saison.
  • Les Néo-Zélandais, champions du monde en titre, étaient donnés favoris à domicile mais ont été surpris dès les premières minutes de la rencontre.
  • Max Spring, initialement titulaire, a dû céder sa place en cours de première mi-temps après avoir subi une commotion cérébrale.

Un départ fracassant pour les Bleus en terre néo-zélandaise

L’équipe de Fabien Galthié n’a pas laissé une seconde de répit à la Nouvelle-Zélande. Dès le coup d’envoi, les Français ont imposé un rythme soutenu, cherchant à exploiter les espaces laissés par une défense adverse encore en rodage. Damian Penaud, revenu dans le groupe après une saison à l’UBB marquée par des blessures, a profité d’une erreur de placement des All Blacks pour s’infiltrer dans leur camp. Son essai, filmé et diffusé en direct, a immédiatement suscité l’enthousiasme des supporters français présents en nombre, malgré l’heure matinale du match.

Les Néo-Zélandais, habitués à dominer leurs adversaires à domicile, ont semblé désorientés par l’agressivité des Français. Leur défense, souvent réputée pour sa rigueur, a été prise en défaut à plusieurs reprises, notamment sur l’aile gauche où Penaud a fait la différence. À l’image de leur capitaine, Ardie Savea, qui a concédé un plaquage raté sur le premier essai, les All Blacks ont peiné à contenir la vitesse d’exécution des Bleus. Un constat qui, s’il se confirme sur la durée, pourrait augurer d’une compétition serrée pour les Français.

Hastoy confirme l’efficacité offensive des Tricolores

De retour des vestiaires, les Bleus ont accentué leur pression. Antoine Hastoy, entré en cours de jeu pour remplacer Max Spring (commotionné), a été au cœur d’une action décisive. Une succession de passes rapides entre Melvyn Jalibert, Jonathan Danty, Cyril Baille et Hastoy a abouti à un essai en force, aplati par ce dernier après un cadrage-débordement. Antoine Dupont, comme à son habitude, a orchestré le jeu avec une précision chirurgicale, permettant aux Français de doubler la mise avant la fin de la première mi-temps.

La transformation de Romain Ntamack, entré en jeu pour lucu, a scellé le score à la mi-temps (10-0 pour la France). Les All Blacks, malgré quelques tentatives de contre-attaque, n’ont jamais réussi à franchir la ligne d’essai française. Leur manque de réalisme dans les zones de jeu et leur lenteur à ajuster leur tactique ont été pointés du doigt par les observateurs présents dans l’enceinte de l’Orange Theory Stadium, où la pelouse synthétique a offert un rebond optimal aux passes rapides des Bleus.

« On savait que ce serait un match physique et intense. Les joueurs ont répondu présent dès les premières minutes. Damian a encore prouvé qu’il est un atout majeur pour l’équipe, et l’arrivée de Hastoy a dynamisé notre attaque », a déclaré Fabien Galthié après la rencontre, selon Le Figaro.

Un Championnat des nations sous haute tension

Cette première journée du Championnat des nations 2026 marque le lancement d’une compétition inédite, conçue pour remplacer le Tournoi des Six Nations tout en intégrant de nouvelles nations comme les États-Unis ou le Japon. Les Bleus, qui comptent dans leurs rangs des cadres comme Antoine Dupont, Romain Ntamack ou Grégory Alldritt, ont envoyé un message clair : ils comptent bien jouer les premiers rôles dans cette nouvelle ère du rugby international. Leur performance à Christchurch, obtenue dans des conditions climatiques difficiles (vent fort et températures fraîches), renforce leur crédibilité avant les prochains défis.

Les All Blacks, de leur côté, ont dû digérer une défaite surprise qui rappelle leurs difficultés récentes face aux nations européennes. Leur prochain match, programmé contre l’Irlande, s’annonce crucial pour la suite de leur campagne. Quant aux Bleus, ils affronteront l’Écosse dès leur prochaine sortie, un match qui pourrait confirmer leur bonne forme actuelle ou, au contraire, les ramener sur terre.

Et maintenant ?

Les Bleus doivent maintenant se concentrer sur leur préparation pour le match contre l’Écosse, prévu le 14 juillet à Edimbourg. Une victoire permettrait aux Français de prendre la tête de leur poule dès la deuxième journée. Côté All Blacks, une réaction est attendue dès leur prochaine confrontation face à l’Irlande, prévue le 12 juillet à Auckland. Ce Championnat des nations, qui s’étendra jusqu’au mois de mars 2027, promet d’être riche en rebondissements, avec une forte incertitude sur l’issue du titre.

Reste à savoir si les Français parviendront à maintenir ce niveau d’exigence sur la durée. Leur succès à Christchurch est une excellente carte de visite, mais le rugby international réserve souvent des surprises. Une chose est sûre : Damian Penaud et ses coéquipiers ont déjà marqué les esprits, autant dire que la pression est désormais sur les épaules des autres prétendants au titre.

Les Bleus affronteront l’Écosse le 14 juillet à Edimbourg pour la deuxième journée de la compétition.

La compétition s’étendra du 5 juillet 2026 au 14 mars 2027, avec des matchs programmés chaque week-end.