Près de cinq cents participants se sont retrouvés ce week-end dans le sud de la Belgique pour la quatrième édition du championnat d’Europe de la coupe mulet, un événement festif célébrant cette coiffure iconique, selon BMF - International.
Ce qu'il faut retenir
- Une manifestation réunissant plusieurs centaines de participants originaires de France, d’Espagne, d’Angleterre et de Belgique
- Un rassemblement organisé à Audregnies, dans le sud de la Belgique, le 23 et 24 mai 2026
- Le mulet, popularisé dans les années 1980, se définit par une frange et des côtés rasés, avec des mèches longues dans la nuque
- Quarante finalistes ont concouru dans des catégories comme « mulet junior », « mulet traditionnel » ou « mulet vétéran »
- Le duo Bérénice et Samuel, alias BesaMulet, a remporté le titre de « meilleure coupe mulet » d’Europe 2026
Organisée pour la quatrième fois, cette compétition annuelle mise sur la bonne humeur et l’ouverture aux autres, loin d’une simple rencontre capillaire. Le mulet, longtemps considéré comme ringard, connaît un retour en grâce depuis quelques années. Popularisé dans les années 1980, ce style se caractérise par une frange et des côtés rasés, tandis que les mèches arrière tombent librement dans la nuque. Comme le résume la formule désormais consacrée : « Le sérieux à l’avant, la fête à l’arrière ».
Dès le samedi matin, les candidats se sont présentés devant un jury après avoir rempli un questionnaire visant à mettre en avant leur personnalité autant que leur coupe de cheveux. « Bien sûr, on élit une belle coupe de cheveux, mais ce qu’on veut surtout, c’est élire une belle personne », a précisé Lolita Demoustiez, 39 ans, membre du jury sous le pseudonyme de Dalita. « Pour nous, ce qui compte, c’est que le porteur du mulet incarne des valeurs comme la tolérance, la bienveillance et la liberté d’être soi-même. »
Parmi les participants, on comptait des passionnés venus de toute l’Europe. Christine, une Belge de 60 ans, a confié que cette coupe audacieuse l’avait aidée à traverser une période difficile. « Ça fait un bien fou, et je n’ai toujours pas pris d’antidépresseurs. Vive le mulet ! », s’est-elle exclamée, sous les applaudissements du public.
Les finalistes ont été départagés dans plusieurs catégories : « mulet junior », « mulet traditionnel », « mulet original » ou encore « mulet vétéran ». Après délibération, c’est le duo formé par Bérénice, 44 ans, et Samuel, 46 ans, connus sous le nom de BesaMulet, qui a décroché le titre suprême de l’édition 2026.
Une coiffure plus qu’un simple style
Pour les organisateurs et les participants, la coupe mulet dépasse le cadre d’une simple tendance capillaire. Elle incarne un état d’esprit, une forme de rébellion douce et inclusive. « Le mulet est ouvert à l’autre, à la différence, à l’aventure. Il a un côté fou », a souligné David Hubert, porte-parole de l’événement sous le pseudonyme d’Edgar Funkel.
Ce championnat annuel, né de l’initiative d’un groupe de passionnés belges s’inspirant d’une idée venue d’Australie, s’est imposé comme un phénomène culturel. Ce qui n’était au départ qu’une coiffure associée à une époque est devenu, au fil des années, un symbole de liberté et d’expression personnelle. « On ne choisit pas un mulet par hasard. C’est un engagement », a confié un participant français sous le pseudonyme de « Frisé Libre ».
Un événement festif et inclusif
L’ambiance sur place était à la fête, avec une cinquantaine de finalistes défilant devant un public enthousiaste. Les organisateurs ont veillé à ce que l’événement reste accessible à tous, en mettant en avant des critères d’originalité et de personnalité plutôt que de perfection technique. « L’important, c’est que chacun se sente libre d’être qui il est », a rappelé Dalita, membre du jury.
Les visiteurs pouvaient également découvrir des stands dédiés à l’art capillaire, des animations musicales et des ateliers pour apprendre à réaliser soi-même un mulet. Une véritable fête de la différence, où se mêlaient générations et cultures.
Avec ce type d’événements, la coupe mulet s’impose peu à peu comme un phénomène culturel à part entière, bien au-delà des frontières belges. Une manière de rappeler que la mode, parfois, peut être un vecteur de valeurs universelles.
Les catégories principales sont : « mulet junior », « mulet traditionnel », « mulet original » et « mulet vétéran ». Cette année, quarante finalistes ont concouru dans ces différentes sections.