Le député UDR de l’Hérault, Charles Alloncle, a été officiellement mis hors de cause par le déontologue de l’Assemblée nationale concernant l’embauche de son assistante parlementaire, Shéhérazade Khandani. Selon les informations révélées par Le Parisien ce jeudi 28 mai 2026 et confirmées par l’entourage de la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, le déontologue a conclu que leur relation ne contrevenait pas à la loi de 2017 sur « la confiance dans la vie politique ».
Cette affaire avait été déclenchée par la publication, dans Paris Match, de photographies présentant initialement Shéhérazade Khandani comme la compagne du député. Une confusion rapidement dénoncée par Alloncle, qui avait dénoncé « des méthodes illégales » à son égard. L’enquête du déontologue s’est donc concentrée sur la nature exacte de leurs liens, afin de vérifier si cette embauche respectait les règles strictes en vigueur depuis l’affaire Fillon en 2017.
Ce qu’il faut retenir
- Le déontologue de l’Assemblée nationale a conclu que Charles Alloncle et son assistante parlementaire, Shéhérazade Khandani, n’entretenaient aucune relation de couple (mariage, Pacs ou concubinage), conformément à la loi de 2017.
- Cette embauche ne contrevient donc pas aux dispositions interdisant aux parlementaires d’employer un membre de leur famille comme collaborateur.
- L’affaire avait été déclenchée par des photos publiées dans Paris Match, où Shéhérazade Khandani était présentée à tort comme la compagne du député.
- La présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, devrait suivre les recommandations du déontologue et ne pas engager de procédures contre Charles Alloncle.
Une embauche sous le feu des projecteurs
L’embauche de Shéhérazade Khandani par Charles Alloncle, député UDR de l’Hérault, a suscité une polémique après la parution, dans Paris Match, de clichés où elle était présentée comme sa compagne. Une erreur de présentation qui avait poussé Alloncle à dénoncer des « méthodes illégales » dans un communiqué. Pour rappel, depuis l’affaire Fillon en 2017, les parlementaires sont tenus de respecter une stricte déontologie concernant l’embauche de collaborateurs, notamment en excluant tout lien familial ou conjugal.
C’est dans ce contexte que le déontologue de l’Assemblée nationale a été saisi pour trancher sur la légalité de cette embauche. Après examen, il a estimé que la relation entre Alloncle et son assistante ne relevait pas des interdits légaux, permettant ainsi au député d’être blanchi de toute accusation de favoritisme ou de conflit d’intérêts.
Le rôle central du déontologue de l’Assemblée
Le déontologue de l’Assemblée nationale joue un rôle clé dans le contrôle du respect des règles par les parlementaires. Dans cette affaire, son avis a permis de clarifier la situation en établissant que la relation entre Charles Alloncle et Shéhérazade Khandani n’entrait pas dans les catégories prohibées par la loi. Cette décision intervient alors que l’institution cherche à restaurer la confiance dans la vie politique, un enjeu majeur depuis plusieurs affaires ayant émaillé le paysage politique ces dernières années.
Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, devrait donc se conformer à cet avis et ne pas engager de sanctions contre le député. Une issue qui pourrait marquer un apaisement dans une affaire qui avait rapidement pris une dimension médiatique.
Le contexte légal depuis l’affaire Fillon
La loi de 2017, dite « loi pour la confiance dans la vie politique », a été adoptée après le scandale des emplois présumés fictifs des proches de François Fillon lors de la campagne présidentielle de 2017. Cette loi encadre strictement les embauches de collaborateurs parlementaires en interdisant notamment l’embauche de membres de la famille ou du cercle conjugal. Les parlementaires doivent ainsi veiller à respecter des règles déontologiques strictes pour éviter tout conflit d’intérêts ou suspicion de favoritisme.
Dans cette affaire, le déontologue a donc appliqué ces règles pour déterminer si la relation entre Alloncle et Khandani pouvait être considérée comme un lien conjugal ou familial, ce qui aurait pu justifier une enquête plus approfondie. Son avis favorable permet désormais au député de tourner la page sur cette polémique.
Cette affaire illustre également la vigilance accrue des médias et de l’opinion publique sur les pratiques des élus, un sujet qui reste au cœur des débats sur la transparence de la vie politique en France.
Depuis la loi de 2017, les parlementaires ne peuvent pas embaucher un membre de leur famille ou de leur cercle conjugal (mariage, Pacs, concubinage) comme collaborateur parlementaire. Ces règles visent à éviter tout conflit d’intérêts ou suspicion de favoritisme, comme l’a rappelé le déontologue dans cette affaire.