À 37 ans, Charles Aslangul incarne une nouvelle génération au sein des Républicains, parti qu’il a choisi de soutenir sans réserve. Selon Le Figaro - Politique, ce maire de Bry-sur-Marne mise sur la candidature de Bruno Retailleau à l’élection présidentielle de 2027 pour incarner une droite «conservatrice, patriote et libérale». Un positionnement qui séduit une frange de l’électorat jeune et déterminé, en quête d’un renouvellement des figures politiques traditionnelles.

Ce qu'il faut retenir

  • Charles Aslangul, 37 ans, est maire de Bry-sur-Marne depuis 2020, avec un score de 88,36 % au premier tour des municipales.
  • Il a choisi de soutenir Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, pour la présidentielle de 2027.
  • Aslangul décrit Retailleau comme une figure «humble», «convaincue» et «pétrie de l’urgence qui vient».
  • Le maire de Bry-sur-Marne souligne que le sénateur vendéen incarne une droite «conservatrice, patriote et libérale».
  • Retailleau a visité Bry-sur-Marne à trois reprises en un an, notamment pour l’inauguration d’une statue en mémoire du colonel Beltrame.

Un parcours marqué par l’engagement local et la fidélité à Retailleau

Charles Aslangul a fait de Bry-sur-Marne un bastion de son engagement politique. Élu maire en 2020, il a consolidé sa position lors des dernières municipales avec un score écrasant de 88,36 % au premier tour. Ce résultat témoigne d’une assise électorale solide dans cette commune du Val-de-Marne, où il a su mobiliser une partie de l’électorat local autour de valeurs qu’il partage avec Bruno Retailleau.

Son soutien à ce dernier s’est construit au fil de rencontres professionnelles. Lorsque Retailleau était ministre de l’Intérieur, Aslangul l’a reçu à plusieurs reprises, dont lors de l’inauguration d’une statue dédiée au colonel Beltrame, gendarme mort en service après avoir neutralisé un terroriste en 2018. «Bruno Retailleau est quelqu’un qui détonne dans le milieu politique. Il fait preuve d’une grande humilité, d’une force de convictions et d’une sincérité qui font du bien au combat politique», a-t-il confié à Le Figaro - Politique.

Une droite «patriote» pour répondre à «l’urgence qui vient»

Pour Aslangul, la candidature de Retailleau représente bien plus qu’un simple choix partisan. Il y voit une réponse à ce qu’il qualifie d’«urgence qui vient», une urgence à redonner un sens à la politique française en s’appuyant sur des valeurs conservatrices et patriotiques. «Seul compte le combat pour le pays», a-t-il insisté, écartant les querelles d’ego qui traversent souvent la vie politique.

Ce positionnement s’inscrit dans une stratégie plus large au sein des Républicains, où une partie de la jeune garde cherche à redynamiser le parti en misant sur des figures capables de fédérer au-delà des clivages traditionnels. Aslangul incarne cette tendance, en insistant sur la nécessité de dépasser les divisions internes pour se concentrer sur l’essentiel : «peu importent les guerres d’ego».

Retailleau, une figure clivante mais déterminante pour LR

Bruno Retailleau, sénateur vendéen, n’est pas un inconnu dans le paysage politique français. Ancien ministre de l’Intérieur sous Nicolas Sarkozy, il a marqué son passage au gouvernement par une ligne ferme, notamment sur les questions de sécurité. Son approche, qualifiée de «conservatrice, patriote et libérale» par ses soutiens, séduit une partie de l’électorat de droite, mais le place aussi au cœur de débats au sein même des Républicains.

Pour Aslangul, Retailleau incarne une alternative crédible face aux autres figures du parti. «On le sent pétri de l’urgence qui vient», a-t-il souligné, suggérant que le sénateur vendéen pourrait être le candidat capable de rassembler une droite divisée et de répondre aux attentes d’un électorat en quête de renouveau. Un pari ambitieux, alors que la présidentielle de 2027 s’annonce déjà comme un scrutin clé pour l’avenir du parti.

Et maintenant ?

La stratégie de Charles Aslangul et de Bruno Retailleau pourrait être mise à l’épreuve lors des prochains scrutins intermédiaires, notamment les élections municipales et sénatoriales de 2026. Une victoire de Retailleau lors de la primaire LR en 2026 pourrait renforcer sa position pour affronter la présidentielle, mais dépendra aussi de sa capacité à élargir son audience au-delà de l’électorat traditionnel de droite. Reste à voir si cette alliance entre une jeune garde déterminée et une figure expérimentée parviendra à fédérer au-delà des cercles militants.

Alors que les Républicains peinent à se réinventer après des années de divisions, le parcours de Charles Aslangul et son soutien sans faille à Bruno Retailleau illustrent une tentative de repositionnement. Le pari est risqué : il s’agit de convaincre que la droite peut redevenir une force motrice pour la France, tout en évitant les écueils des querelles internes. Une équation complexe, dans un paysage politique où les attentes des électeurs évoluent rapidement.

Selon Le Figaro - Politique, Aslangul a été séduit par l’humilité, la sincérité et la fermeté de convictions de Bruno Retailleau. Il voit en lui une figure capable de redonner un sens au combat politique, en mettant de côté les «guerres d’ego» qui traversent souvent la droite. Son soutien s’est construit lors de leurs échanges, notamment quand Retailleau était ministre de l’Intérieur et qu’il a rencontré Aslangul à Bry-sur-Marne.