Paris, le 18 mars 2026 – Christophe Bavière, co-directeur général d’Eurazeo, était l’invité ce matin de l’émission Good Morning Business sur BFM Business pour faire un point sur l’activité du fonds d’investissement en 2025, notamment sur son rythme de cession, et partager son analyse des marchés dans un contexte économique toujours marqué par les incertitudes géopolitiques et les tensions inflationnistes. Selon nos confrères de BFM Business, cette intervention s’inscrit dans une série de débats économiques et stratégiques abordés tout au long de l’émission.
Ce qu'il faut retenir
- Christophe Bavière, co-directeur général d’Eurazeo, a détaillé ce 18 mars 2026 la stratégie de cession du fonds pour l’année 2025, marquée par un rythme soutenu de désengagements.
- Il a également partagé l’analyse d’Eurazeo sur les marchés financiers, dans un contexte où les tensions géopolitiques et les politiques monétaires des banques centrales pèsent sur les perspectives économiques.
- L’émission Good Morning Business, présentée par Laure Closier, a abordé ce matin plusieurs sujets économiques majeurs, de la crise migratoire au Liban à l’évolution des marchés boursiers, en passant par les innovations technologiques.
Un rythme de cession soutenu chez Eurazeo en 2025
Christophe Bavière a confirmé que le fonds Eurazeo a poursuivi en 2025 un rythme de cession « dynamique », visant à optimiser son portefeuille d’investissements et à dégager des liquidités pour de nouvelles opportunités. « Nous avons accéléré notre programme de cession pour renforcer notre bilan et nous positionner sur des actifs stratégiques », a-t-il indiqué lors de son intervention. Ces désengagements concernent principalement des participations matures ou des actifs jugés moins alignés avec la nouvelle feuille de route du groupe, selon nos confrères de BFM Business.
Le co-directeur général a également souligné que ces cessions s’inscrivaient dans une logique de « rotation active » du portefeuille, permettant à Eurazeo de réallouer ses ressources vers des secteurs porteurs comme la transition énergétique ou les technologies numériques. « L’objectif reste de créer de la valeur à long terme, tout en maintenant une discipline financière stricte », a-t-il précisé.
Un regard prudent sur les marchés en 2026
Interrogé sur la conjoncture économique actuelle, Christophe Bavière a adopté un ton mesuré, reconnaissant que les perspectives restent « fragiles » malgré quelques signes de stabilisation. « Les marchés actions restent volatils, portés par des facteurs à la fois structurels et conjoncturels, notamment les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les politiques monétaires restrictives des banques centrales », a-t-il expliqué. Il a également pointé du doigt les risques liés à l’inflation persistante dans certaines régions, qui pourrait peser sur la consommation et la croissance.
Côté private equity, Eurazeo table sur une année 2026 « sélective », privilégiant les investissements dans des secteurs résilients comme la santé, les infrastructures durables ou encore les technologies liées à l’intelligence artificielle. « Nous cherchons des actifs capables de générer des cash-flows stables, indépendamment des cycles économiques », a-t-il ajouté. Bavière a enfin rappelé que le fonds maintenait une approche « opportuniste », prête à saisir des opportunités en cas de correction brutale des marchés.
Les autres sujets économiques abordés dans Good Morning Business
L’émission Good Morning Business, diffusée chaque matin sur BFM Business, a couvert ce 18 mars plusieurs thèmes majeurs, reflétant la diversité des enjeux économiques actuels. Parmi les sujets marquants, la crise migratoire au Liban a été au cœur d’un échange avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l’Institut français d’analyse stratégique (IFAS). « Un sixième de la population libanaise a été déplacé suite à l’intensification des frappes israéliennes, ce qui pourrait aggraver une crise humanitaire déjà profonde », a-t-il souligné. Ce déplacement massif de populations pose la question d’un possible choc migratoire à l’échelle régionale.
Par ailleurs, l’émission a consacré un débat entre Emmanuel Lechypre et Jean-Marc Daniel sur la nécessité de réviser le budget français dans le contexte économique actuel. « Les marges de manœuvre budgétaires se réduisent, et une réouverture du budget pourrait s’avérer nécessaire pour faire face aux défis sociaux et économiques », a estimé Lechypre. De son côté, Daniel a rappelé les risques d’une relance trop ambitieuse dans un environnement où la dette publique reste élevée.
Innovations technologiques et perspectives sectorielles
Plusieurs chroniqueurs ont également mis en lumière des évolutions technologiques ou sectorielles. Léa Benaim a ainsi évoqué l’envoi de deux robots humanoïdes sur le front ukrainien, dans le cadre de tests en conditions réelles. « Ces robots, conçus pour des missions de reconnaissance ou de soutien logistique, pourraient marquer une avancée significative dans l’utilisation de l’IA en milieu hostile », a-t-elle expliqué. Ces tests s’inscrivent dans une tendance plus large à l’automatisation des tâches dans les zones de conflit.
Côté distribution, Eva Jacquot a présenté l’U Utile, le nouveau format d’ultra-proximité de la coopérative U, qui se déploie dans Paris et sa proche banlieue. « Ce concept vise à répondre à la demande croissante de proximité et de rapidité, avec des magasins de moins de 100 m² situés dans des quartiers denses », a-t-elle précisé. Cette initiative s’ajoute à la stratégie de transformation du groupe, qui mise sur des formats adaptés aux nouveaux modes de consommation.
Santé et économie : Nawu Diagnostics révolutionne le dépistage
Fanny Turlure, directrice générale et cofondatrice de Nawu Diagnostics, était également l’invitée de l’émission pour présenter une innovation majeure dans le domaine du diagnostic médical. Le laboratoire portable développé par Nawu permet d’identifier en 20 minutes la bactérie ou le virus responsable d’une infection, simplement à partir du souffle du patient. « Notre technologie, basée sur la détection des composés organiques volatils, pourrait transformer la prise en charge des infections respiratoires », a-t-elle affirmé. Cette solution, déjà testée dans plusieurs hôpitaux européens, pourrait réduire les délais de diagnostic et limiter l’usage abusif d’antibiotiques.
Dans un registre plus macroéconomique, Étienne Bracq a fait le point sur les performances des marchés boursiers, notamment le Nasdaq, qui a réduit « considérablement » ses pertes ces derniers jours. « La tech américaine montre des signes de reprise, mais reste vulnérable aux annonces des banques centrales et aux tensions géopolitiques », a-t-il analysé. Ces évolutions soulignent la volatilité persistante des marchés, malgré quelques lueurs d’espoir.
Christophe Bavière a conclu son intervention en rappelant que « la prudence reste de mise », mais que des opportunités pourraient émerger pour les investisseurs capables de naviguer dans un environnement complexe. « L’année 2026 s’annonce comme une année de transition, où la sélectivité et la réactivité seront déterminantes », a-t-il résumé.
Christophe Bavière a indiqué que le fonds a poursuivi un rythme « dynamique » de cessions en 2025, visant à optimiser son portefeuille et à dégager des liquidités pour de nouvelles opportunités. Ces désengagements concernent principalement des participations matures ou des actifs jugés moins alignés avec la nouvelle stratégie du groupe.
Le fonds mise sur des secteurs résilients comme la transition énergétique, les technologies numériques, la santé et les infrastructures durables. Christophe Bavière a souligné une approche « opportuniste » pour saisir des opportunités en cas de correction des marchés.
