Environ 400 personnes ont été tuées lundi dans une frappe pakistanaise qui a touché un hôpital pour toxicomanes à Kaboul, en Afghanistan, selon nos confrères de BMF - International. Le porte-parole du ministère de la Santé, Sharafat Zaman, a déclaré que « le bilan n'est pas définitif, les opérations de recherches continuent mais nous avons environ 400 morts et plus de 200 blessés ». Ce bombardement s'est déroulé dans un contexte de conflit extrêmement violent qui oppose les deux pays depuis des mois.
Ce qu'il faut retenir
- Près de 400 personnes ont été tuées dans la frappe pakistanaise sur un hôpital à Kaboul.
- Le bilan n'est pas définitif, les opérations de recherches continuent.
- Le conflit entre l'Afghanistan et le Pakistan s'intensifie depuis des mois.
- Le Pakistan a affirmé avoir frappé « des cibles militaires et terroristes ».
- Les autorités afghanes ont appelé les familles à accepter que leurs proches tués soient enterrés dans une tombe commune.
Le contexte du conflit
Le conflit entre l'Afghanistan et le Pakistan s'est intensifié ces derniers mois, avec des affrontements meurtriers et des frappes aériennes. Le Pakistan accuse l'Afghanistan d'accueillir des combattants du mouvement des talibans pakistanais (TTP) qui ont revendiqué des attaques meurtrières sur le sol pakistanais. Les autorités afghanes démentent ces allégations.
Le rapporteur spécial des Nations unies pour l'Afghanistan, Richard Bennett, a écrit sur X : « Consterné par les informations sur des frappes pakistanaises en Afghanistan. Mes condoléances ». Il a appelé les parties « à la désescalade et à protéger les civils et les sites comme les hôpitaux ».
Les conséquences de la frappe
La frappe pakistanaise sur l'hôpital de Kaboul a provoqué un drame humain d'une ampleur inimaginable. Les familles des victimes sont désespérées et cherchent à obtenir des nouvelles de leurs proches. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Abdul Mateen Qani, a donné le chiffre de 408 morts et 265 blessés, ajoutant que « il est impossible d'identifier certains corps ».
Les autorités afghanes ont appelé les familles à accepter que leurs proches tués soient enterrés dans une tombe commune pour rappeler « qu'ils ont été tués lors du mois de ramadan », a déclaré Mohammed Omari, ministre-adjoint de l'Intérieur.
La communauté internationale doit rester vigilante et appeler les deux pays à trouver une solution pacifique à leur conflit. Les conséquences de cette frappe sont déjà catastrophiques, et il est essentiel de tout faire pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.
