Alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’annonce en France dans les prochains jours, les ménages équipés d’un climatiseur doivent redoubler de vigilance pour éviter à la fois une surconsommation d’énergie et des risques pour la santé, selon Top Santé.
Ce qu'il faut retenir
- Le réglage à 19°C est considéré comme le plus énergivore pendant les pics de chaleur, selon les experts.
- Une température de consigne trop basse augmente la facture d’électricité de jusqu’à 30 % en période de canicule.
- Les professionnels recommandent de maintenir la climatisation entre 24°C et 26°C pour un équilibre entre confort et économie.
- Une humidité excessive dans les pièces peut aggraver la sensation de chaleur et inciter à baisser davantage la température.
Avec les températures estivales qui s’installent durablement en France depuis le début du mois de juillet, la question de l’optimisation des systèmes de climatisation devient centrale. D’après Top Santé, « un climatiseur mal réglé peut transformer une vague de chaleur en un gouffre financier », a déclaré le Dr. Marie Laurent, spécialiste en énergétique du bâtiment. L’enjeu est double : préserver son portefeuille tout en évitant les effets néfastes d’une exposition prolongée à des températures trop basses.
Un réglage à 19°C, la pire option en termes de consommation
Les experts interrogés par Top Santé s’accordent sur un point : régler son climatiseur à 19°C en période de canicule est la solution la plus coûteuse. « À cette température, l’appareil fonctionne en permanence à plein régime », a expliqué l’ingénieur thermique Jean-Marc Dubois. « Non seulement la facture d’électricité explose, mais cela expose aussi à des risques de choc thermique ou de troubles respiratoires », a-t-il ajouté. Une étude récente citée par la revue révèle qu’une baisse de seulement 1°C de la consigne peut entraîner une surconsommation de 7 à 10 %.
Les données compilées par Top Santé montrent qu’un foyer français moyen dépense entre 150 € et 250 € supplémentaires par mois pendant les vagues de chaleur, lorsque la climatisation est mal utilisée. « On estime que près de 40 % des utilisateurs maintiennent leur appareil à une température inférieure à 22°C », précise le Dr. Laurent. Autant dire que les économies réalisées en ajustant correctement son système pourraient financer d’autres postes de dépenses estivales.
Comment concilier confort et économie ?
Pour limiter l’impact sur la facture, les spécialistes recommandent plusieurs ajustements. Top Santé souligne d’abord l’importance de nettoyer régulièrement les filtres, « une opération simple qui peut réduire la consommation de 5 à 15 % », indique Jean-Marc Dubois. Ensuite, l’utilisation de ventilateurs en complément permet de diffuser l’air frais de manière plus homogène, évitant ainsi de solliciter excessivement le climatiseur.
Autre astuce : profiter des heures les plus fraîches de la journée pour aérer les pièces et fermer les volets aux heures chaudes. « La nuit, on peut même éteindre la climatisation et ouvrir les fenêtres si la température extérieure le permet », conseille le Dr. Laurent. Enfin, l’installation de stores extérieurs ou de films réfléchissants sur les vitres limite l’apport de chaleur dans l’habitat, réduisant ainsi la charge de travail du climatiseur.
Face à ces enjeux, les autorités sanitaires rappellent aussi l’importance de prévenir les risques liés à une exposition prolongée à la climatisation. « Une température intérieure trop basse favorise les maux de tête, les irritations des voies respiratoires et peut aggraver certaines pathologies chroniques », rappelle le ministère de la Santé dans un communiqué récent.
À 19°C, le climatiseur fonctionne en continu pour maintenir cette température, ce qui sollicite davantage le compresseur et augmente la consommation électrique. Selon les experts cités par Top Santé, une baisse de 1°C peut entraîner une surconsommation de 7 à 10 %. De plus, une température trop basse expose à des risques de choc thermique.