Le commandant chinois du pétrolier Boracay, faisant partie de la flotte fantôme russe, sera jugé en France pour refus d'obtempérer. Le navire avait été arraisonné en septembre 2025 en Bretagne. Le tribunal correctionnel de Brest se penchera sur cette affaire le lundi 23 février. La marine française avait tenté d'inspecter le navire alors qu'il naviguait en eaux internationales.

Refus d'obtempérer et contexte

Le commandant du Boracay, pétrolier russe arraisonné au large de la Bretagne en septembre dernier, est accusé de refus d'obtempérer. Le président français, Emmanuel Macron, avait exprimé sa volonté de renforcer la pression sur la flotte fantôme, soulignant son impact sur les finances de la Russie en période de conflit en Ukraine.

Présence à l'audience et question de compétence

Le commandant Chen Zhangjie, âgé de 39 ans, ne pourra assister à l'audience et sera représenté par son avocat. Ce dernier soulève la question de compétence juridique, arguant que le droit français ne devrait pas s'appliquer dans ce cas. Il estime que les tribunaux chinois ou béninois seraient plus appropriés pour juger cette affaire.

Situation du pétrolier et précédents similaires

Le Boracay, désormais sous pavillon russe, avait repris la mer après l'incident. Un autre navire de la flotte, le Grinch, a également été arraisonné récemment par la marine française. La question de compétence juridique sera débattue lors de l'audience à Brest, selon le procureur Stéphane Kellenberger.

Conclusion et questions en suspens

L'affaire du pétrolier Boracay met en lumière les tensions entourant les activités de la flotte fantôme russe. Les décisions judiciaires à venir pourraient avoir un impact sur la manière dont de tels incidents sont traités à l'avenir. La question de la compétence juridique soulève des interrogations quant à la résolution de ces affaires internationales.