Un ancien collaborateur de Sandrine Josso, députée Modem de Loire-Atlantique, réclame le remboursement de 13 000 kilomètres effectués dans le cadre de ses fonctions, mais aussi pour des déplacements privés. La députée conteste cette demande et affirme avoir réglé l’intégralité de ses obligations financières envers lui. L’affaire, révélée par Ouest France, illustre les tensions pouvant survenir entre un élu et ses collaborateurs.

Ce qu'il faut retenir

  • Un ancien chauffeur de Sandrine Josso réclame le remboursement de 13 000 km, dont une partie pour des déplacements privés
  • La députée Modem de Loire-Atlantique assure avoir payé tout ce qu’elle lui devait
  • Les deux parties s’opposent sur le montant et la nature des frais concernés
  • L’affaire met en lumière les règles encadrant les frais professionnels des collaborateurs d’élus

Un différend financier qui oppose l’élue à son ex-collaborateur

Selon Ouest France, l’ancien chauffeur de Sandrine Josso affirme ne pas avoir été intégralement remboursé pour les kilomètres parcourus, qu’ils soient liés à des missions professionnelles ou à des déplacements personnels. Le montant réclamé s’élève à 13 000 km, une somme qui, si elle était convertie en indemnités kilométriques, pourrait représenter plusieurs milliers d’euros. L’ex-collaborateur, qui a travaillé avec l’élue, estime que ces frais n’ont pas été couverts dans leur totalité.

De son côté, Sandrine Josso, députée de la 4ᵉ circonscription de Loire-Atlantique, rejette catégoriquement cette demande. Elle affirme considérer cet ancien collaborateur comme un ami et assure avoir réglé l’intégralité des sommes dues. « C’est un ami, je lui ai payé tout ce que je lui dois », a-t-elle déclaré à Ouest France, soulignant ainsi la dimension personnelle de leur relation.

Les règles des frais professionnels des collaborateurs d’élus en question

Cette affaire rappelle que les frais engagés par les collaborateurs d’élus, qu’ils soient parlementaires ou locaux, sont strictement encadrés par des réglementations. En France, les députés bénéficient d’un budget pour rémunérer leurs assistants, mais aussi pour couvrir leurs frais de fonctionnement, y compris les indemnités kilométriques. Ces dernières doivent être justifiées par des déplacements liés à l’exercice du mandat.

Cependant, la frontière entre frais professionnels et privés peut parfois prêter à interprétation. Dans ce dossier, l’ancien chauffeur conteste la prise en charge partielle de ses trajets, estimant que certains d’entre eux relevaient de missions officielles. Ouest France indique que les détails précis des kilomètres contestés n’ont pas été communiqués publiquement.

Une relation de travail devenue conflictuelle

Le conflit entre Sandrine Josso et son ancien collaborateur illustre les tensions possibles au sein des équipes parlementaires. Ces désaccords, bien que rares, peuvent survenir lorsque les attentes financières ne sont pas alignées entre les parties. Les députés, soumis à une forte pression médiatique et politique, doivent souvent gérer des relations professionnelles complexes avec leurs équipes.

Sandrine Josso, élue en 2017 puis réélue en 2022, est membre du groupe MoDem à l’Assemblée nationale. Elle siège notamment à la commission des Lois, où elle travaille sur des sujets liés à la justice et à la décentralisation. Son cabinet n’a pas souhaité commenter davantage l’affaire, se retranchant derrière les déclarations publiques de la députée.

Et maintenant ?

Pour l’instant, aucune procédure judiciaire n’a été engagée, et les deux parties semblent privilégier une résolution à l’amiable. Sandrine Josso a indiqué qu’elle maintenait sa position, tout en laissant planer la possibilité d’un dialogue. La question des frais professionnels des collaborateurs d’élus pourrait, en revanche, alimenter un débat plus large sur la transparence et le contrôle de ces dépenses publiques.

Reste à savoir si d’autres éléments viendront éclairer ce différend. Les prochaines semaines pourraient révéler si l’affaire prend une tournure plus officielle ou si elle reste cantonnée à un désaccord entre l’élue et son ancien collaborateur.

Un déplacement est considéré comme professionnel s’il est directement lié à l’exercice du mandat de l’élu ou de son collaborateur. Cela inclut les réunions officielles, les déplacements en circonscription ou les missions parlementaires. Les frais doivent être justifiés par des notes de frais ou des justificatifs adaptés. Les trajets personnels ou non liés au mandat ne sont pas éligibles au remboursement.