Le 30 mars 2026, selon Courrier International, la République du Congo est au centre de l'actualité avec la validation de la réélection de Denis Sassou-Nguesso par la Cour constitutionnelle. Cette décision intervient après l'élection présidentielle tenue le 15 mars, où le président sortant a obtenu 94,90 % des voix, comme le rapporte Afrik.com.
La réélection de Denis Sassou-Nguesso, âgé de 82 ans, n'a pas surpris, étant donné le contexte politique du pays. Le candidat indépendant d'opposition, Uphrem Dave Mafoula, a demandé l'annulation du scrutin, dénonçant des pratiques telles que le bourrage des urnes, des actes de corruption et des modifications de listes électorales à la dernière minute, détaille Afrik.com.
Ce qu'il faut retenir
- Denis Sassou-Nguesso a été réélu avec 94,90 % des voix.
- La Cour constitutionnelle a validé sa réélection dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars.
- Le candidat indépendant d'opposition, Uphrem Dave Mafoula, a demandé l'annulation du scrutin.
Le contexte politique
La République du Congo est considérée comme l'un des pays les plus répressifs sur le plan politique, avec une note de 17 sur 100 en matière de liberté, selon Freedom House. Denis Sassou-Nguesso a d'abord dirigé le Congo de 1979 à 1992, avant de reprendre le pouvoir par les armes en 1997, après quatre mois de guerre civile.
Les grands partis d'opposition avaient choisi de boycotter l'élection, estimant que les conditions d'une transparence totale n'étaient pas réunies, souligne Afrik.com. Lors de cette élection présidentielle, le président sortant affrontait six candidats « peu connus et peu menaçants », note le média qatari Al-Jazeera.
Les réactions
Au lendemain de la proclamation des résultats provisoires, le président Sassou-Nguesso a reçu des félicitations de la part de plusieurs présidents africains, notamment de Félix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo, et de Paul Kagame, président du Rwanda, qui a salué « le bon déroulement de l'élection » et une « victoire sans équivoque » de son homologue, rapporte l'Agence congolaise d'information.
La formation de Sassou-Nguesso, le Parti congolais du travail (PCT), a salué par l'intermédiaire de son secrétaire général, Pierre Moussa, une « performance jamais réalisée depuis l'avènement de l'ère démocratique » qui témoigne selon lui « de l'attachement du peuple congolais au président Denis Sassou-Nguesso et, d'autre part, de l'évolution positive de la démocratie dans notre pays », relatent Les Dépêches de Brazzaville.
En conclusion, la réélection de Denis Sassou-Nguesso a été validée par la Cour constitutionnelle, ce qui pourrait avoir des conséquences importantes pour la République du Congo. Il est important de suivre les prochaines échéances politiques pour déterminer l'avenir du pays.
