Un colloque sur "la souveraineté française en question en Océanie", réunissant des experts internationaux, s'est tenu du 9 au 11 mars à l'université de la Polynésie française, à Punaauia, à Tahiti. Cette rencontre a suscité une controverse en raison du huis clos qui y a été imposé, malgré la présence de quinze chercheurs, certains étant réputés proches des thèses indépendantistes et provenant d'institutions telles que le CNRS ou l'université de Wellington en Nouvelle-Zélande.

Ce qu'il faut retenir

  • Colloque sur la souveraineté française en Océanie à huis clos en Polynésie
  • Quinze chercheurs de renom cosignent un texte dénonçant une restriction des libertés académiques
  • Réactions vives de Moetai Brotherson, président indépendantiste de la Polynésie française, et de la députée Mereana Reid Arbelot

Restriction des libertés académiques

Les chercheurs ont exprimé leur préoccupation face à la décision de tenir le colloque à huis clos, qualifiant cette mesure de "restriction sérieuse aux libertés académiques". Certains signataires, tels que Camille Mazé-Lambrechts, Fred Constant, Adrian Muckle, Isabelle Merle et Mathias Chauchat, ont pointé du doigt le gouvernement en affirmant que cette décision venait de l'État, ce qui, selon eux, va à l'encontre du principe fondamental de la liberté académique.

Réactions des acteurs politiques locaux

Lors de l'ouverture du colloque, Moetai Brotherson, président indépendantiste de la Polynésie française, a souligné que si l'État se sentait menacé par un événement académique, cela remettait en question le système républicain. De son côté, la députée Mereana Reid Arbelot a dénoncé une atteinte à la liberté académique et a accusé l'État d'avoir imposé le huis clos aux organisateurs.

Et maintenant ?

La controverse autour de ce colloque pourrait soulever des questions plus larges sur la liberté académique en Polynésie et les relations entre l'État français et les mouvements indépendantistes.

La liberté académique et le débat public restent au cœur des préoccupations, alors que cet événement soulève des interrogations sur les limites de la liberté d'expression dans le contexte politique actuel.