Les joueurs de l’équipe de France s’apprêtent à affronter la Norvège ce vendredi 11 juillet à 21 heures (heure française) à Foxborough, aux États-Unis, lors du troisième et dernier match de la phase de groupes du Mondial 2026. Selon Le Figaro, ce match revêt une importance particulière : il s’agit pour les Tricolores de remporter la victoire afin d’offrir une consolation à leur sélectionneur, Didier Deschamps, rentré en France après le décès de sa mère.
Ce qu'il faut retenir
- Didier Deschamps a quitté le groupe des Bleus mardi pour rentrer en France, laissant Guy Stéphan diriger l’équipe face à la Norvège.
- La première place du groupe I est en jeu, un avantage logistique et sportif déterminant pour la suite de la compétition.
- Les Bleus, déjà qualifiés pour les huitièmes de finale, entendent offrir une victoire à Deschamps en signe de soutien familial.
- Erling Haaland et la Norvège représenteront un défi technique pour une équipe française en quête de cohésion après une semaine marquée par l’absence de son sélectionneur.
- Maxence Lacroix pourrait remplacer William Saliba, absent pour ce match.
Un match symbolique pour le staff et les joueurs
Didier Deschamps, absent pour la première fois en compétition officielle depuis 2022 — à l’époque, après le décès de son père — laisse les rênes à son adjoint historique, Guy Stéphan. Ce dernier a rappelé à plusieurs reprises l’importance de la mission confiée par le sélectionneur : « La première place, c’est la meilleure », a-t-il déclaré en conférence de presse, évoquant des enjeux « logistiques » comme « moins de voyages » pour les prochaines étapes. Aurélien Tchouaméni, présent lors de cette prise de parole, a abondé dans ce sens, soulignant que « ça passera par une victoire face à Erling Haaland et compagnie ».
La situation reste délicate pour l’ensemble du groupe. « C’est un moment compliqué pour tout le monde », a reconnu Tchouaméni, avant d’ajouter : « On a essayé de prendre les choses le plus normal possible. Il nous a donné une mission. On veut le rendre le plus fier possible. » Des mots qui résument l’état d’esprit des Bleus, unis par une volonté de rendre hommage à leur entraîneur à travers un résultat positif sur le terrain.
Des enjeux sportifs malgré la qualification acquise
Les Bleus ont déjà validé leur ticket pour les huitièmes de finale après leur large victoire 3-0 contre l’Irak lundi dernier. Pourtant, ce match contre la Norvège n’est pas anodin. Selon Le Figaro, la première place du groupe I offre un avantage stratégique : un adversaire théoriquement moins redoutable en phase à élimination directe. « Il y a aussi une question de prestige », rappelle Guy Stéphan, alors que l’équipe de France se doit de gagner « encore et toujours » — une habitude prise depuis des années sous la direction de Deschamps.
Côté composition, des ajustements sont attendus. William Saliba, absent pour ce match, sera vraisemblablement remplacé par Maxence Lacroix en défense centrale. Le reste de l’équipe devrait conserver une ossature similaire, avec Tchouaméni titularisé après son entrée en jeu contre l’Irak. La Norvège, de son côté, pourrait également aligner des changements, Erling Haaland restant la principale menace offensive tricolore.
« J’ai une pensée très forte pour Didier et sa famille. Moi et l’ensemble du staff, les joueurs, on est très affectés par ce qui lui arrive. On échange beaucoup, y compris il y a quelques minutes et ce sera le cas jusqu’au match même si demain (vendredi), c’est le jour des obsèques. Je vais m’efforcer de rendre une situation difficile la plus normale possible. »
— Guy Stéphan, adjoint de Didier Deschamps
Un hommage discret mais nécessaire
Didier Deschamps n’est pas présent à Foxborough pour ce match, mais son absence a été marquée par une minute de silence organisée avant l’entraînement des Bleus. Une initiative discrète, en accord avec le caractère réservé du sélectionneur français. « On a une place qu’on retrouvera dans quatre jours, que ce soit à New York ou Dallas, en 16es de finale », a précisé Guy Stéphan, rappelant que la place de l’adjoint est temporaire.
Malgré l’émotion qui entoure cette rencontre, le staff et les joueurs insistent sur la nécessité de rester concentrés. « On a toujours le même fonctionnement, même si c’est difficile à vivre pour l’ensemble du groupe », a conclu Tchouaméni, rappelant que la victoire contre la Norvège serait un premier pas vers la réussite collective. La Norvège, finaliste surprise de l’Euro 2024, dispose elle aussi d’une équipe solide, avec des joueurs comme Alexander Sørloth ou Martin Ødegaard dans ses rangs.
Quel que soit le résultat, l’équipe de France a d’ores et déjà marqué les esprits en remportant ses trois matchs de préparation avant le Mondial. Reste à savoir si cette dynamique se prolongera malgré les circonstances particulières entourant ce troisième match de poule.
La première place offre un avantage logistique : moins de déplacements lors des huitièmes de finale et, potentiellement, un adversaire moins coriace. Guy Stéphan a également évoqué des raisons de « prestige » et de « normalité » dans un contexte émotionnellement difficile pour l’équipe.
C’est Guy Stéphan, adjoint historique de Deschamps depuis 2009 à l’OM puis en équipe de France à partir de 2012, qui dirige l’équipe en son absence. Il a assuré qu’il se sentait « pas à (sa) place » en répondant aux questions des journalistes, préférant occuper son rôle habituel d’adjoint.