L’Institut Voices of Liberty, une association à but non lucratif, a adressé un courrier formel à la Fédération internationale de football association (Fifa) pour lui signifier ses inquiétudes concernant l’interdiction du drapeau iranien d’avant la révolution islamique dans les stades de la Coupe du monde 2026. Selon Ouest France, l’organisation menace désormais d’engager des poursuites judiciaires si cette décision n’est pas reconsidérée.
Cette polémique s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la plus grande compétition footballistique mondiale, prévue du 11 juin au 19 juillet 2026 aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Le drapeau en question, symbole historique de l’Iran avant 1979, est au cœur d’un débat entre respect des traditions culturelles et règles de la Fifa en matière de symboles autorisés dans les enceintes sportives.
Ce qu'il faut retenir
- L’Institut Voices of Liberty a écrit à la Fifa pour contester l’interdiction du drapeau iranien pré-révolutionnaire dans les stades de la Coupe du monde 2026.
- L’association menace d’engager des poursuites judiciaires si sa demande n’est pas satisfaite.
- Le drapeau en cause est celui utilisé en Iran avant la révolution islamique de 1979, aujourd’hui encore symbole d’une partie de la diaspora iranienne.
- La Fifa n’a pas encore réagi officiellement à cette mise en demeure, alors que la compétition approche.
- La Coupe du monde 2026 se déroulera dans trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Un symbole historique au cœur du litige
Le drapeau iranien pré-révolutionnaire, reconnaissable à ses trois bandes horizontales vertes, blanches et rouges, avec un lion et un soleil au centre, a été officiellement remplacé après la chute du régime du shah en 1979. Aujourd’hui, il est utilisé par une partie de la diaspora iranienne en exil pour rappeler l’histoire du pays avant la révolution islamique. Son affichage dans les stades pourrait donc être perçu comme un acte politique ou culturel par la Fifa, qui impose des règles strictes sur les symboles autorisés lors de ses compétitions.
Pour l’Institut Voices of Liberty, cette interdiction constitue une atteinte à la liberté d’expression et à la mémoire historique. L’association, basée aux États-Unis, milite pour les droits humains en Iran et s’oppose à ce qu’elle considère comme une censure arbitraire. Dans son courrier à la Fifa, elle rappelle que le sport devrait rester neutre et inclusif, sans exclure des symboles à caractère historique.
Les règles de la Fifa en question
Selon les statuts de la Fifa, les symboles politiques, religieux ou commerciaux sont interdits dans les stades lors de ses compétitions. La fédération justifie cette interdiction par la nécessité de maintenir un environnement neutre et apolitique lors des matchs. Cependant, cette position a déjà été contestée à plusieurs reprises, notamment lors de précédents tournois où des drapeaux ou des messages jugés politiques avaient été confisqués.
En 2022, lors de la Coupe du monde au Qatar, des supporters avaient été empêchés d’arborer le drapeau de la Palestine ou des maillots à l’effigie de figures politiques. Ces incidents avaient alors suscité des critiques quant à la rigidité des règles de la Fifa. Cette fois, le débat porte sur un drapeau historique, ce qui pourrait complexifier la position de l’instance dirigeante du football mondial.
« Nous exigeons que la Fifa revoie sa décision et autorise le drapeau iranien pré-révolutionnaire dans les stades, au nom du respect de la culture et de l’histoire. Si cela n’est pas fait, nous nous réservons le droit d’engager des poursuites. »
Quelle que soit l’issue de cette affaire, elle rappelle que la Coupe du monde reste un terrain de débats bien au-delà du sport, mêlant enjeux politiques, culturels et symboliques.
La Fifa impose cette règle pour maintenir un environnement neutre et éviter toute instrumentalisation politique ou religieuse lors de ses compétitions. Les symboles jugés à caractère politique, religieux ou commercial sont donc interdits dans les enceintes sportives.