Le parquet de Vesoul a annoncé lundi 1er juin 2026 que l’assassinat d’un septuagénaire suisse, dont le corps avait été retrouvé sectionné en deux sur les berges de la Saône en novembre 2025, avait été commis sur le territoire suisse. Selon BFM - Faits Divers, les autorités judiciaires françaises se sont dessaisies de l’enquête au profit des autorités helvétiques, désormais seules compétentes pour mener les investigations.
Le corps de la victime, un ressortissant suisse de 75 ans, avait été découvert le 1er novembre 2025 sur les berges de la Saône, dans la commune de Fédry, en Haute-Saône. Les premières analyses avaient rapidement révélé la nature particulièrement violente du crime, poussant les enquêteurs à élargir leurs recherches au-delà des frontières françaises.
Ce qu'il faut retenir
- Lieu du crime : le meurtre a été commis en Suisse, et non en Haute-Saône, où seul le corps a été retrouvé.
- Date du crime : la victime a été assassinée avant le 1er novembre 2025, date de la découverte du corps.
- Identité de la victime : il s’agit d’un homme de 75 ans, ressortissant suisse et propriétaire d’un logement dans le canton de Vaud.
- Mode opératoire : le corps a été sectionné en deux au niveau de la taille, recouvert d’une substance blanche, et présentait de multiples lésions traumatiques.
- Suspecte identifiée : une femme française de 39 ans, interpellée en Suisse peu après la découverte du corps, est incarcérée dans ce pays.
- Transfert de l’enquête : le parquet de Vesoul s’est dessaisi de l’affaire le 27 mai 2026 au profit des autorités judiciaires suisses.
Un crime commis en Suisse, révélé par l’autopsie
Les investigations menées par le parquet de Vesoul ont permis d’établir, « selon toute vraisemblance », que le crime avait été commis sur le territoire suisse, comme l’a indiqué le procureur de Vesoul, Arnaud Grécourt, dans un communiqué rendu public ce lundi. Cette conclusion s’appuie sur les résultats des analyses réalisées sur la dépouille, mais aussi sur les éléments recueillis lors de l’enquête préliminaire.
L’autopsie, réalisée en France, a révélé que la victime avait succombé à une hémorragie massive provoquée par une blessure par arme blanche à la poitrine. Son corps, sectionné en deux parties au niveau de la taille, portait également des traces de brûlures, notamment au niveau du dos, ainsi que plusieurs plaies au niveau du crâne, de la main, des cervicales et du tronc. Autant dire que la violence de l’acte laisse peu de doute sur la préméditation du geste.
Le corps avait été recouvert d’une substance blanche, dont la nature exacte n’a pas été précisée par les autorités. Les enquêteurs suisses et français continuent d’analyser les éléments matériels pour tenter de reconstituer la chronologie des faits et identifier les circonstances exactes du meurtre.
Une suspecte française incarcérée en Suisse
Quelques jours après la découverte macabre du corps en Haute-Saône, une femme française de 39 ans a été interpellée en Suisse. Elle est depuis incarcérée dans ce pays, où elle fait l’objet d’une procédure judiciaire pour assassinat et incendie volontaire. Selon les informations communiquées par le ministère public vaudois, la suspecte occupait un logement appartenant à la victime dans la commune de Sainte-Croix, située dans le canton de Vaud, à l’ouest de la Suisse.
Les enquêteurs estiment qu’elle aurait incendié le logement avant de commettre l’assassinat de son logeur. « La Française est suspectée d’avoir incendié son logement et assassiné son logeur », a confirmé le ministère public vaudois. Les motivations du crime restent à éclaircir, mais les éléments recueillis pointent vers une relation conflictuelle entre la suspecte et la victime.
L’incendie du logement, survenu avant le meurtre, a également fait l’objet d’investigations approfondies. Les autorités suisses cherchent à déterminer si cet acte faisait partie d’une stratégie visant à dissimuler le crime ou s’il s’agissait d’une action indépendante, liée à d’autres tensions entre les deux parties.
Une enquête transférée aux autorités suisses
Dès lors que les investigations ont démontré que le crime avait été commis en Suisse, le parquet de Vesoul a pris la décision de se dessaisir de l’enquête. Selon BFM - Faits Divers, le dessaisissement a été acté le 27 mai 2026, soit quelques jours avant l’annonce officielle. Les autorités judiciaires suisses sont désormais seules compétentes pour mener les investigations et, le cas échéant, engager des poursuites contre la suspecte.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des conventions judiciaires internationales entre la France et la Suisse, qui prévoient le transfert des enquêtes lorsque les faits se révèlent transfrontaliers. Le procureur Grécourt a souligné que cette collaboration entre les deux pays permettrait de « garantir une enquête complète et transparente, dans le respect des procédures en vigueur ».
Les autorités françaises restent cependant associées à l’enquête, notamment pour les aspects liés à la découverte du corps et aux premiers éléments matériels. Deux enquêtes concomitantes sont donc menées en parallèle, l’une en Suisse pour le cœur de l’affaire, l’autre en France pour les aspects locaux.
Cette affaire rappelle une fois encore l’importance de la coopération judiciaire internationale, surtout lorsque les frontières deviennent le théâtre d’actes criminels. Elle met également en lumière les défis posés par les crimes transfrontaliers, où chaque détail compte pour reconstituer une vérité souvent complexe.
Le parquet de Vesoul s’est dessaisi de l’enquête car il a été établi, « selon toute vraisemblance », que le crime avait été commis sur le territoire suisse. Selon les conventions judiciaires internationales, lorsque les faits se révèlent transfrontaliers, l’enquête est transférée aux autorités du pays où le crime a été commis, en l’occurrence la Suisse.