Imaginez. Des victimes enlevées, séquestrées, torturées. Le tout pour quelques milliers d'euros en cryptomonnaies. On est loin des fantasmes de fortunes virtuelles. Cette réalité glaçante, Vanessa Perrée, procureure nationale anti-criminalité organisée, l'a exposée ce mardi 10 février.

Une violence qui dépasse l'entendement

Quand on parle de cryptomonnaies, on pense souvent à des investissements risqués, à des fortunes virtuelles. Mais rarement à des scènes de violence extrême. Pourtant, c'est bien de cela qu'il s'agit. D'après nos confrères de BFM, Vanessa Perrée a tiré la sonnette d'alarme : les enlèvements et séquestrations liés à ces monnaies virtuelles prennent une tournure particulièrement brutale.

Les chiffres ? Difficile à dire avec certitude. Mais les témoignages sont accablants. On parle de victimes gardées en otage pendant des jours, soumises à des tortures physiques et psychologiques. Le tout pour des montants qui, souvent, ne dépassent pas quelques milliers d'euros. Autant dire que la cupidité n'a pas de limites.

Le pire ? Ces crimes sont souvent commis par des groupes organisés. Des réseaux qui n'hésitent pas à recruter des mineurs pour commettre leurs forfaits. « Un développement sociétal », fustige Vanessa Perrée. Une façon de dire que la société a un rôle à jouer. Mais aussi que les institutions doivent se réveiller.

Des victimes souvent vulnérables

Qui sont les cibles de ces criminels ? Souvent des personnes vulnérables. Des jeunes, des marginaux, des gens en difficulté. Des proies faciles, en somme. (On pourrait se demander si c'est vraiment une surprise. Mais bon, la réalité est toujours plus cruelle que la fiction.)

Et puis, il y a les familles. Ces proches qui, du jour au lendemain, se retrouvent plongés dans un cauchemar. Des parents qui ne savent plus quoi faire, qui supplient, qui payent. Parfois en vain. Parce que, oui, il arrive que les rançons soient versées et que les victimes ne reviennent jamais.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces affaires laissent des traces. Des cicatrices profondes. Des traumatismes qui ne guérissent pas. Et des questions sans réponses. Pourquoi eux ? Pourquoi tant de violence ?

La justice face à l'impasse

Alors, que fait la justice ? Elle tente de réagir. Mais c'est compliqué. Les cryptomonnaies, par définition, sont difficiles à tracer. Les criminels le savent. Ils en profitent. Résultat des courses : les enquêtes piétinent. Les procès traînent. Et les victimes, elles, attendent.

Vanessa Perrée le reconnaît : il faut agir sur deux fronts. La prévention, bien sûr. Mais aussi la répression. « Il y a de la prévention et de la répression à faire », insiste-t-elle. Autrement dit, il faut à la fois éduquer et punir. Un équilibre délicat. Mais nécessaire.

Et puis, il y a les institutions. Ces groupes de criminalité organisée qui s'attaquent parfois directement aux symboles de l'État. Une menace qui ne doit pas être sous-estimée. « On a des groupes de criminalité organisée qui peuvent parfois s'attaquer aux institutions », souligne Vanessa Perrée. Un avertissement sans frais.

Et demain ?

Alors, que faire ? Comment lutter contre cette violence ? Comment protéger les victimes ? Les réponses ne sont pas simples. Mais une chose est sûre : il faut agir. Vite. Et fort.

La procureure nationale anti-criminalité organisée a raison : la société a un rôle à jouer. Les institutions aussi. Mais les citoyens, eux, ne doivent pas rester les bras croisés. Il faut alerter. Il faut dénoncer. Il faut se battre.

Parce que, oui, les cryptomonnaies peuvent être un outil de liberté. Mais elles peuvent aussi être une arme. Une arme dangereuse. Et il est grand temps de s'en rendre compte.

D'après les informations disponibles, le Bitcoin et le Monero sont souvent cités. Le Bitcoin pour sa notoriété, le Monero pour son anonymat. Mais il ne faut pas oublier que d'autres cryptomonnaies peuvent être utilisées.

La prudence est de mise. Éviter les transactions avec des inconnus, utiliser des plateformes sécurisées, et surtout, ne pas hésiter à alerter les autorités en cas de doute. La prévention reste la meilleure arme.

Les autorités tentent de renforcer la coopération internationale, d'améliorer la traçabilité des transactions, et de sensibiliser le public. Mais le chemin est encore long. Comme le souligne Vanessa Perrée, il faut à la fois prévenir et réprimer.