En se basant sur l'essai de Mark Twain intitulé "The Lowest Animal" (1896), on relate l'anecdote d'un comte anglais chassant des bisons dans les plaines américaines, abattant 72 bêtes pour n'en consommer qu'une infime partie, laissant le reste pourrir sur place. Twain illustre la différence entre la barbarie humaine et le comportement rationnel animal. Malgré la violence et le sadisme présents dans la nature, notamment chez les grands prédateurs, il est réducteur d'assimiler leur agressivité à la loi de la jungle. Cette vision hobbesienne d'un monde où règne la loi du plus fort est remise en question par Daniel S. Milo, qui dénonce le darwinisme récupéré à des fins abusives. L'insatiabilité territoriale de figures politiques telles que Trump ou Poutine ne saurait être attribuée à une prétendue nature sauvage, mais relève de choix humains et de rapports de pouvoir.