Un appartement parisien, une vie marquée par la Corse et une carrière littéraire couronnée par le prix Goncourt en 2012. Comme le rapporte Ouest France, Jérôme Ferrari, auteur notamment du Sermon sur la chute de Rome et de Très brève théorie de l’enfer, incarne cette dualité entre enracinement insulaire et aventure intellectuelle parisienne. L’écrivain, également professeur de philosophie, y partage son quotidien entre les murs de la capitale, où il enseigne depuis plusieurs années.
Ce qu'il faut retenir
- Jérôme Ferrari, prix Goncourt 2012 pour Le Sermon sur la chute de Rome, est aussi un professeur de philosophie à Paris.
- Son œuvre Très brève théorie de l’enfer reflète, selon Ouest France, son attachement à la Corse et son esprit voyageur.
- L’écrivain partage son existence entre ses racines insulaires et son engagement parisien, tant littéraire que pédagogique.
Un écrivain ancré dans deux cultures
Né en Corse en 1968, Jérôme Ferrari a construit une œuvre littéraire où se mêlent les paysages de son île natale et les questionnements philosophiques qui traversent ses romans. Le Sermon sur la chute de Rome, couronné par le prix Goncourt en 2012, est souvent cité comme une méditation sur la décadence des civilisations. Mais c’est aussi une réflexion sur l’identité, l’exil et la mémoire, des thèmes chers à un auteur dont la plume oscille entre l’ancrage local et l’universel.
Comme l’a souligné Ouest France, Ferrari ne se contente pas d’écrire : il enseigne. Depuis plusieurs années, il dispense des cours de philosophie dans un lycée parisien, partageant ainsi son temps entre les salles de classe et son bureau d’écrivain. Une double vie qui, pour lui, relève d’une cohérence profonde : « La philosophie et la littérature sont deux manières de questionner le monde », a-t-il expliqué à plusieurs reprises.
Paris, une ville de contrastes pour un esprit insulaire
Si la Corse reste le terreau de son inspiration, Paris est devenue la scène de son quotidien. Dans un entretien accordé en 2021, Ferrari évoquait cette tension créatrice : « La ville lumière m’a offert une autre forme de lumière, celle des idées et des échanges. » Une lumière qui, loin d’éclipser ses origines, les a enrichies. Son roman Très brève théorie de l’enfer, publié en 2015, est souvent interprété comme une allégorie de cette double appartenance, où se croisent les paysages méditerranéens et les réflexions métaphysiques.
Pour Ouest France, cette dualité se retrouve jusque dans son mode de vie. L’écrivain, connu pour son discrétion, a choisi de vivre dans un appartement parisien sans ostentation, loin des tumultes des médias. Un choix qui contraste avec l’énergie de ses romans, mais qui reflète une certaine exigence : « Écrire, c’est d’abord écouter, avant de parler », a-t-il confié lors d’une rencontre à l’université de Corse en 2023.
Si la pandémie a ralenti ses déplacements ces dernières années, Ferrari a su tirer profit de cette période pour approfondir ses réflexions. Comme il l’a indiqué lors d’un entretien pour Le Monde en 2022, « les crises sont des accélérateurs de pensée. » Une maxime qui pourrait guider ses futurs écrits.
Jérôme Ferrari explore fréquemment des thèmes comme la décadence des civilisations, l’exil, la mémoire et l’identité. Son prix Goncourt 2012, Le Sermon sur la chute de Rome, en est un exemple frappant, tout comme Très brève théorie de l’enfer, qui mêle réflexion philosophique et récit.
