Alors qu’Emmanuel Macron s’est déplacé à New Delhi pour vendre le Rafale à l’Inde, les traders sont à l’affût. En Bourse, le pari des actions Dassault Aviation, fabricant du célèbre avion de chasse français, vaut-il encore le coup ? Selon James D. Touati, consultant, formateur, trader et président-fondateur de The Nest, « la Bourse, ce n’est pas le téléshopping ».
Les actions Dassault Aviation cotent autour de 347 euros après un rallye costaud de plus de 25-30% depuis le début de l’année 2026. Une bonne partie du scénario d’un méga-contrat de Rafale avec l’Inde est donc déjà intégré dans les cours de Bourse. Le Conseil d’acquisition de défense (DAC) a validé le principe début février, ce qui ouvre la porte à un accord cadre autour de la visite de Macron.
Le contexte du contrat
L’Inde a déjà posé les jalons, avec un feu vert politique pour l’achat de 100 à 114 Rafale, présenté comme un pas « très important ». Cependant, on est encore au stade des négociations, pas du bon de commande tamponné. Le déplacement d'Emmanuel Macron en Inde a été calibré défense/industrie, avec le Rafale en vedette américaine et la volonté d’ancrer un partenariat stratégique durable avec New Delhi.
Comme le souligne James D. Touati, « le marché actions ne se demande plus “contrat ou pas ?”, il en est déjà à “combien, où, quand et avec quelle marge ?” ». En effet, un contrat d’une centaine de Rafale avec l’Inde, avec une addition qui peut flirter avec plusieurs dizaines de milliards d’euros, « c’est du carburant premium pour le carnet de commandes et la visibilité long terme ».
Les enjeux pour Dassault Aviation
Dassault Aviation semble pour l’instant manquer de potentiel, selon l’analyse financière. En effet, malgré un juste prix estimé à 369 euros pour les actions Dassault Aviation, AlphaValue affiche une certaine prudence sur les perspectives de la valeur. Et plus globalement, la communauté financière juge les actions Dassault Aviation (un peu) chères.
Cependant, en cas de bonne surprise sur le méga-contrat de Rafale espéré avec l’Inde et sur son calendrier, le juste prix estimé des actions Dassault Aviation pourrait être révisé en hausse, avec à la clé un nouveau potentiel en Bourse. Comme le rappelle James D. Touati, « la vraie question, ce n’est pas Macron, c’est le setup : niveaux de prix, sentiment, volumes, gestion du risque et scénario de surprise ».
L’analyse technique
Du point de vue de l’analyse technique, Dassault Aviation présentait une nouvelle très belle opportunité d’achat le 5 janvier, quand le cours de Bourse était revenu au contact du support horizontal majeur de 304-307 euros. Une opportunité d’achat sur les actions Dassault Aviation qui a bien profité aux lecteurs de Momentum, la lettre d’investissement premium quotidienne de Capital sur la Bourse.
Comme le souligne James D. Touati, « en clair, le storytelling sur l’annonce par Macron d’un contrat de Rafale avec l’Inde est déjà largement “pré-pricé” (déjà intégré dans le cours de Bourse) ». Maintenant, il faut des chiffres, des marges et un calendrier sur ce méga-contrat de Rafale espéré pour surprendre le marché actions.
Les perspectives
En tant qu’investisseur en Bourse, il est essentiel de prendre en compte les différents facteurs qui influencent les actions Dassault Aviation. Comme le rappelle James D. Touati, « l’Inde veut du transfert de technologie et de la production locale : très bien pour la diplomatie, un peu moins pour les marges, et ça, le marché actions va le disséquer ».
En conclusion, les actions Dassault Aviation offrent un potentiel intéressant en Bourse, mais il est essentiel de prendre en compte les différents facteurs qui influencent leur évolution. Comme le souligne James D. Touati, « la Bourse, ce n’est pas le téléshopping », et il est essentiel de faire preuve de prudence et de stratégie pour réussir dans ce marché.
Les actions Dassault Aviation offrent un potentiel intéressant en Bourse, mais il est essentiel de prendre en compte les différents facteurs qui influencent leur évolution, tels que les négociations avec l’Inde et les perspectives de croissance de l’entreprise.
