D’après Ouest France, Éric Berthomé, plus connu sous le pseudonyme de Joks, a transformé son parcours de « vandale » en celui d’un artiste reconnu, apportant couleurs et dynamisme aux Sables-d’Olonne. Originaire de cette ville vendéenne, il y a bâti une réputation internationale en tant que graffeur, tout en y attirant des artistes de rue du monde entier.

Ce qu'il faut retenir

  • Éric Berthomé, alias Joks, est passé du statut de graffeur à celui d’artiste reconnu aux Sables-d’Olonne.
  • Il contribue à la renommée artistique de sa ville en y réalisant des œuvres murales et en y invitant des street-artistes français.
  • Son parcours illustre l’évolution du graffiti, d’un acte de vandalisme à une forme d’expression artistique.
  • Joks vante régulièrement les atouts de sa ville natale à l’international, en faisant un lieu de rencontre pour les amateurs d’art urbain.

Un artiste aux racines locales

Éric Berthomé, dit Joks, a commencé sa carrière dans les années 1990 en taguant les murs des Sables-d’Olonne, une pratique alors assimilée à du vandalisme. Pourtant, son talent l’a rapidement distingué, le poussant à explorer le graffiti comme une véritable forme d’art. Aujourd’hui, il est reconnu comme l’un des pionniers de l’art urbain dans la région, selon Ouest France. Son attachement à sa ville natale reste intact, au point de la mettre en avant dans ses créations et ses collaborations.

Son pseudonyme, Joks, est devenu une marque de fabrique. Il l’utilise pour signer ses œuvres et promouvoir les Sables-d’Olonne comme un territoire propice à la création artistique. « J’ai débuté en vandale », explique-t-il dans une interview donnée à Ouest France, avant d’ajouter : « Mais aujourd’hui, je transforme ces mêmes murs en toiles pour des œuvres qui inspirent et fédèrent ».

Un ambassadeur de l’art urbain aux Sables-d’Olonne

Au-delà de ses propres créations, Joks s’est imposé comme un relais entre sa ville et la scène internationale du street-art. Il organise régulièrement des événements pour attirer des artistes de toute la France, transformant les Sables-d’Olonne en un véritable laboratoire d’art urbain. Ces initiatives ont permis de donner une nouvelle visibilité à la ville, souvent perçue comme une destination balnéaire avant tout.

Les fresques qu’il réalise ou qu’il invite à créer ornent désormais les murs du centre-ville et des quartiers périphériques. Ces œuvres, souvent monumentales, attirent chaque année des centaines de visiteurs, contribuant à dynamiser l’économie locale. Pour Joks, ces projets sont aussi une manière de rendre hommage à sa ville : « Les Sables-d’Olonne, c’est mon inspiration, mon terrain de jeu. Je veux que les gens voient au-delà des plages », précise-t-il à Ouest France.

L’art urbain, entre reconnaissance et controverses

Si son parcours est aujourd’hui célébré, Joks n’a pas toujours été épargné par les critiques. Dans les années 1990, ses premiers tags étaient souvent perçus comme des dégradations par les autorités locales. Pourtant, son évolution vers un art plus abouti a contribué à changer le regard porté sur le graffiti. Aujourd’hui, ses œuvres sont même soutenues par la mairie des Sables-d’Olonne, qui voit en lui un atout culturel majeur pour la ville.

Ce revirement illustre une tendance plus large : le graffiti, autrefois considéré comme un acte de rébellion, est désormais reconnu comme une forme d’expression artistique à part entière. Joks en est un exemple frappant. « On est passés du tag sauvage à des fresques murales qui font partie du paysage urbain », souligne-t-il. Une évolution qui a aussi permis de désamorcer certaines tensions avec les riverains et les autorités.

Et maintenant ?

À l’avenir, Joks prévoit de poursuivre ses projets artistiques aux Sables-d’Olonne, tout en étendant son influence au-delà de la région. Il envisage notamment de collaborer avec des artistes internationaux pour créer des œuvres monumentales en bord de mer. Une exposition permanente dédiée à l’art urbain pourrait également voir le jour dans la ville d’ici 2027, selon les discussions en cours avec la mairie.

Reste à voir si ces projets attireront davantage de talents et de visiteurs, tout en consolidant le statut des Sables-d’Olonne comme un lieu incontournable pour les amateurs d’art de rue. Une chose est sûre : l’histoire de Joks montre que les murs peuvent être bien plus que de simples surfaces à couvrir.

Quelle place l’art urbain occupera-t-il dans le paysage culturel français d’ici cinq ans ? La réponse pourrait bien se trouver, en partie, aux Sables-d’Olonne.

Joks envisage de réaliser une exposition permanente dédiée à l’art urbain d’ici 2027, en collaboration avec la mairie des Sables-d’Olonne. Il prévoit également de collaborer avec des artistes internationaux pour créer des fresques monumentales en bord de mer.