Abd Rabbo Mansour Hadi, qui a dirigé le Yémen de 2012 à 2022, est décédé ce jeudi 28 mai 2026 à l’âge de 80 ans dans la capitale saoudienne, Riyad. Selon RFI, il est mort « des suites d’une crise de santé soudaine », comme l’a annoncé la présidence yéménite, qui a décrété trois jours de deuil national.
Ce qu'il faut retenir
- Abd Rabbo Mansour Hadi s’est éteint à l’âge de 80 ans le 28 mai 2026 à Riyad.
- Sa disparition fait suite à une « crise de santé soudaine », selon les informations rapportées par RFI.
- Il vivait en exil en Arabie saoudite depuis 2015, après avoir quitté le pouvoir.
- Le gouvernement yéménite a instauré trois jours de deuil national en son honneur.
- Son mandat de président a couvert la période 2012-2022, marquée par un conflit prolongé au Yémen.
Un mandat marqué par la guerre civile et l’exil
Abd Rabbo Mansour Hadi a pris la tête du Yémen en 2012, succédant à Ali Abdallah Saleh, renversé lors du Printemps arabe. Son mandat, initialement perçu comme une transition vers une stabilité politique, a rapidement été bouleversé par l’escalade du conflit entre les forces gouvernementales, soutenues par une coalition menée par l’Arabie saoudite, et les rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Autant dire que les années 2010 ont été marquées par une guerre civile dévastatrice, qui a plongé le pays dans une crise humanitaire parmi les plus graves au monde.
En 2015, face à l’avancée des rebelles houthis vers la capitale Sanaa, Hadi a dû quitter le Yémen et s’installer à Riyad, où il a vécu en exil pendant près d’une décennie. Son rôle politique s’est progressivement réduit, bien qu’il soit resté une figure symbolique pour une partie de l’opposition yéménite.
Une annonce officielle et un deuil national
La nouvelle de son décès a été confirmée par la présidence yéménite, qui a immédiatement décrété trois jours de deuil national. Une source au sein de l’institution a précisé à RFI que Hadi est décédé « des suites d’une crise de santé soudaine ». Les circonstances exactes de sa mort n’ont pas encore été détaillées, et les autorités saoudiennes n’ont pas communiqué d’informations complémentaires.
À Sanaa, sous contrôle des houthis, les réactions restent mesurées pour l’instant. Les responsables politiques locaux n’ont pas encore réagi publiquement, mais des hommages pourraient être rendus dans les prochains jours, tant sa figure divise encore la classe politique yéménite.
La communauté internationale, notamment les pays du Golfe et les Nations unies, pourrait également réagir dans les prochains jours, alors que le Yémen peine à trouver une issue à plus d’une décennie de conflit. Les prochaines échéances diplomatiques, comme les réunions prévues au Conseil de sécurité de l’ONU, pourraient être l’occasion de faire le point sur l’évolution de la situation.
En attendant, les proches de Hadi et les responsables yéménites doivent désormais organiser ses obsèques, probablement à Riyad, où il vivait depuis son exil. Son enterrement pourrait aussi servir de symbole, selon les observateurs, pour relancer ou relancer les débats sur l’avenir du pays.
Abd Rabbo Mansour Hadi a dirigé le Yémen de 2012 à 2022, une période marquée par une guerre civile opposant son gouvernement, soutenu par une coalition internationale menée par l’Arabie saoudite, aux rebelles houthis, soutenus par l’Iran. Son mandat a été profondément influencé par ce conflit, qui a plongé le pays dans une crise humanitaire majeure.