Lundi, la rentrée de l'université Bordeaux Montaigne a été perturbée par la découverte de plusieurs tags racistes et islamophobes sur les murs de l'établissement. Ces messages, qui profèrent des menaces de mort et des insultes, ont été retrouvés sur une fresque de soutien à la Palestine et sur une fresque dédiée à Octobre rose, la campagne annuelle de sensibilisation au dépistage du cancer du sein.

Les tags en question portaient des messages tels que «Fuck islam», «qu’ils brûlent tous», «génocide mérité», «bon gaucho = mort» et «justice pour Quentin». L'écriture de ces tags n'a pas été revendiquée, mais le Comité d'action contre l'extrême droite de l'université Bordeaux Montaigne a réagi en déclarant que «l’extrême droite appelle au meurtre et fait l’apologie d’un génocide».

Les réactions des étudiants et des syndicats

Sur le temps du déjeuner, plusieurs dizaines d’étudiants se sont mobilisés pour recouvrir les tags avec de la peinture blanche. Les Jeunes Insoumis ont réagi en déclarant que «nous affirmons haut et fort que ces intimidations ne nous feront pas taire, ni nous, ni nos camarades». Ils mettent également en cause la Cocarde étudiante, un syndicat étudiant d’extrême droite, qui a suspicieusement revendiqué des affiches anti Insoumis à l’effigie de Quentin au même endroit.

La Cocarde étudiante a affirmé qu’elle va porter plainte pour diffamation, en déclarant que «nous ne sommes pas impliqués dans cette mascarade. Les tags ne sont pas notre marque de fabrique et nous refusons toute assimilation entre nous et ces tags honteux».

Le contexte et les précédents

L'université Bordeaux Montaigne n'a pas souhaité réagir à cette affaire. Cependant, il est important de noter que lors du week-end suivant la mort de Quentin Deranque, la permanence du candidat des Insoumis Nordine Raymond avait été vandalisée à Bordeaux.

Ces événements mettent en lumière les tensions qui existent au sein de l'université et dans la ville de Bordeaux. Les étudiants et les syndicats sont déterminés à lutter contre l'extrême droite et les discours de haine, mais il est clair que ces efforts seront nécessaires pour longtemps.

Les questions en suspens

La découverte de ces tags racistes et islamophobes à l'université Bordeaux Montaigne laisse de nombreuses questions en suspens. Qui est responsable de ces actes de vandalisme ? Quelles sont les motivations derrière ces messages de haine ? Et comment les autorités et les syndicats peuvent-ils travailler ensemble pour prévenir de tels événements à l'avenir ?

Il est clair que les étudiants et les syndicats ne vont pas se laisser intimider par ces actes de vandalisme. Ils vont continuer à se mobiliser pour défendre leurs droits et leurs valeurs, et pour lutter contre l'extrême droite et les discours de haine.

En conclusion, la découverte de tags racistes et islamophobes à l'université Bordeaux Montaigne est un événement grave qui met en lumière les tensions qui existent au sein de l'université et dans la ville de Bordeaux. Il est important que les autorités et les syndicats travaillent ensemble pour prévenir de tels événements à l'avenir et pour défendre les droits et les valeurs des étudiants.

La Cocarde étudiante est un syndicat étudiant d’extrême droite qui a été accusé de mettre en cause les Jeunes Insoumis et d’être responsable des tags racistes et islamophobes retrouvés à l’université Bordeaux Montaigne.