Comme le rapporte Numerama, une découverte exceptionnelle a été faite dans le domaine du cinéma. Un court-métrage de 45 secondes, intitulé « Gugusse et l’automate », réalisé par le célèbre cinéaste français Georges Méliès, a été retrouvé dans une collection privée du Michigan en septembre 2025. Ce film, considéré comme le premier à mettre en scène un robot, a été restauré par la Bibliothèque du Congrès américain et mis en ligne le 26 février 2026, rendant ainsi accessible au public mondial un morceau d’histoire du cinéma.

Ce court-métrage, datant d’environ 1897, présente un automate habillé en Pierrot qui, après une prise de conscience, se rebelle contre son maître, incarné par Georges Méliès lui-même. Cette œuvre précoce témoigne du génie visionnaire de Méliès, qui a joué un rôle pionnier dans l’histoire du cinéma, notamment avec son célèbre « Voyage dans la Lune ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le court-métrage « Gugusse et l’automate » a été réalisé par Georges Méliès aux alentours de 1897.
  • Il s’agit du premier film à mettre en scène un robot, considéré comme un automate se rebellant.
  • Le film a été retrouvé en septembre 2025 dans une collection privée du Michigan.
  • La Bibliothèque du Congrès américain a restauré et mis en ligne le film le 26 février 2026.
  • Georges Méliès est une figure emblématique du cinéma, connu pour ses innovations et son esprit visionnaire.

Le contexte de la découverte

Le court-métrage « Gugusse et l’automate » a été retrouvé chez Bill McFarland, dans sa maison du Michigan. L’histoire de cette découverte est fascinante, car le film avait été conservé dans des petites malles contenant des anciens projecteurs et des films, transmises de génération en génération depuis William Delisle Frisbee, l’arrière-grand-père de Bill McFarland. Frisbee, un agriculteur et instituteur, organisait des spectacles de cinéma itinérants à la fin du 19e siècle, utilisant un projecteur pour diffuser des courts-métrages à un public émerveillé.

Ces spectacles, accompagnés de la musique d’un phonographe Edison, ont été décrits dans un carnet tenu par Frisbee, qui nota les revenus de ces représentations, allant de 1,35 dollar à 20 dollars par soir. Après la mort de Frisbee en 1937, les bobines et les projecteurs ont été conservés dans le grenier de la famille, attendant d’être redécouverts plus d’un siècle plus tard.

L’importance de la découverte

La redécouverte de « Gugusse et l’automate » est un événement significatif pour l’histoire du cinéma et pour les amateurs de science-fiction. Ce court-métrage non seulement montre les prémices de la représentation de robots dans les films mais aussi démontre l’ingéniosité et la créativité de Georges Méliès, qui a utilisé des techniques innovantes pour son époque, comme le Stop Trick, ou effet de substitution, pour créer des scènes magiques.

La disponibilité de ce film sur le site de la Bibliothèque du Congrès américain permet au public mondial de découvrir ou de redécouvrir un morceau du patrimoine cinématographique, soulignant l’importance de la conservation et de la restauration des œuvres anciennes pour les générations futures.

Et maintenant ?

La mise en ligne de « Gugusse et l’automate » ouvre de nouvelles perspectives pour les historiens du cinéma, les critiques et le public. Il est probable que cette découverte suscite un intérêt renouvelé pour l’œuvre de Georges Méliès et pour l’histoire précoce du cinéma, poussant peut-être à de nouvelles recherches et à la découverte d’autres œuvres oubliées. Les prochaines étapes pourraient inclure des analyses approfondies du film, des études sur son contexte historique et culturel, ainsi que des discussions sur son influence sur le développement du genre de la science-fiction au cinéma.

En conclusion, la redécouverte et la mise en ligne de « Gugusse et l’automate » sont des événements majeurs pour les amateurs de cinéma et de science-fiction, offrant une fenêtre sur le passé et soulignant l’importance de préserver notre patrimoine culturel pour les générations futures.