D'après Le Figaro, un jeune homme âgé de 18 ans au moment des faits est jugé pour l'assassinat d'un homme de 70 ans, avec lequel il s'était prostitué via le site Coco. Lors d'une expédition mi-août 2023 au domicile marseillais de la victime avec son jeune frère de 14 ans, les deux garçons avaient poignardé le septuagénaire, allant jusqu'à une quasi-décapitation dans la baignoire.

Le visage de l'accusé est mangé par de grandes lunettes en écaille noire, et il a simplement déclaré à l'ouverture de son procès : « Je reconnais les faits, je regrette ». Trois jours après le meurtre, ils étaient retournés, équipés d'une scie et de sacs-poubelle, comptant découper le corps pour le faire disparaître, avaient-ils expliqué aux enquêteurs. Mais s'apercevant que les volets avaient été ouverts, ils renonçaient à leur projet.

Ce qu'il faut retenir

  • L'accusé a reconnu les faits et a exprimé des regrets.
  • Les deux frères avaient poignardé la victime et avaient tenté de faire disparaître le corps.
  • Le plus jeune frère a été condamné à quinze ans de réclusion.
  • L'accusé avait parlé à la victime de son frère âgé de 14 ans qui avait accepté de jouer le rôle d'appât.
  • La personnalité de l'accusé sera au cœur de ce procès.

Les faits

Les deux frères ont reconnu, voire revendiqué, cet assassinat d'un ancien visiteur de prison dont plusieurs témoins ont évoqué la « gentillesse ». L'un d'eux, avec lequel cet ancien entraîneur de foot avait eu, deux ans plus tôt, des relations sexuelles tarifées, le décrivait même comme « son papa de cœur », l'aidant et l'hébergeant avec sa compagne.

Sur le téléphone de l'adolescent, les enquêteurs avaient retrouvé ce message : « On trac les pedos avec mon frere (sic) ». La personnalité de l'accusé sera au cœur de ce procès. Passionné d'armes et de tir comme son père, il avait reçu une carabine à plomb pour ses dix ans. Un professeur a rapporté qu'en cours il passait son temps à dessiner des armes et des couteaux.

Les témoignages

Le père de l'accusé, décrit comme « survivaliste » donnant à ses fils une éducation « viriliste », avait installé chez lui une forge pour fabriquer des armes. Un expert psychiatre a relevé chez l'accusé « de solides éléments pervers », le décrivant « fasciné et polarisé par le fait de découper des chairs ».

Lorsque les enquêteurs lui ont demandé pourquoi il n'avait tout simplement pas dénoncé Bernard à la police plutôt que de le tuer, il répondait : « J'avais envie de savoir ce que ça faisait. J'étais déçu, ça ne fait rien. Ça ne fait absolument rien ressentir. Rien. » Et il justifiait ce meurtre par « un devoir de citoyen » car « la pédophilie est le pire crime de l'humanité ».

Les prochaines étapes

Et maintenant ?

Les avocats de l'accusé, Denis Fayolle et Rami Chahine, espèrent que le procès « permettra de comprendre comment un adolescent au casier judiciaire vierge a pu en arriver là » et répondre à la question de sa dangerosité « à l'aune de ses troubles autistiques ». Le verdict est attendu vendredi.

Le procès devrait permettre de comprendre les motivations et les circonstances de l'assassinat, ainsi que la personnalité de l'accusé. Les experts psychiatres devraient également apporter des éléments de réponse sur la dangerosité de l'accusé et sur les conséquences de ses troubles autistiques.

Le procès de l'accusé devrait être un moment important pour comprendre les circonstances de l'assassinat et les motivations de l'accusé. Les prochaines étapes devraient permettre de mieux comprendre les éléments de ce dossier complexe.