Il y a plus de dix ans, le tsunami avait frappé la ville de Galle, au Sri Lanka, avec une force dévastatrice. Pourtant, la vieille ville, protégée derrière ses remparts, avait résisté aux eaux et était demeurée intacte sur son promontoire dominant la mer, comme le rapporte Courrier International. Aujourd'hui, Galle est une ville qui attire de nombreux visiteurs grâce à son charme et sa quiétude.
La ville de Galle, avec plus de 100 000 habitants, est l'une des principales villes du Sri Lanka. La ville moderne s'étend le long de la côte et vers l'intérieur des terres, tandis que la forteresse s'avance dans la mer. Les Maures sont parmi les premiers à s'y installer, attirés par cette péninsule idéalement située sur les grandes routes commerciales des épices, de la soie et des pierres précieuses.
Ce qu'il faut retenir
- Galle est une ville du Sri Lanka avec plus de 100 000 habitants.
- La ville a été frappée par le tsunami il y a plus de dix ans.
- La vieille ville, protégée derrière ses remparts, a résisté aux eaux et est demeurée intacte.
- Les Maures sont parmi les premiers à s'installer à Galle.
- La ville est idéalement située sur les grandes routes commerciales des épices, de la soie et des pierres précieuses.
Histoire de Galle
Les Portugais investissent la ville au début du XVIe siècle et commencent la construction d'un mur d'enceinte. Les Hollandais s'en emparent en 1640 et transforment la place en une véritable ville fortifiée, avant que les Britanniques ne la prennent en 1796. Longtemps principal port de Ceylan, Galle décline avec l'essor de Colombo – un recul qui permettra paradoxalement de préserver son patrimoine colonial.
Aujourd'hui, il suffit de franchir les portes de la ville pour remonter le temps. Les premiers pas dans la citadelle se font en traversant l'immense bâtiment de la capitainerie hollandaise, à la façade ocre jaune patinée par les embruns. En fermant les yeux, on imagine les bateaux accoster, le ventre plein d'épices et de pierres précieuses ; on entend le fracas des cargaisons déversées et les cris des hommes qui pèsent et emballent.
La ville éternelle
La ville de Galle est un cadeau. Le charme opère, et la quiétude attire de nombreux visiteurs. Depuis quelques années, les bâtisses autrefois laissées à l'abandon font l'objet d'importants projets de rénovation, comme en témoigne le Dutch Hospital avec ses boutiques, bars et restaurants. D'anciennes villas coloniales hollandaises du XVIIe siècle ont été transformées en hôtels particuliers, faisant de la ville une escale de charme, voire de luxe : vérandas ombragées, toits de tuiles rouges, patios intérieurs.
Dans les ruelles pavées, devant le Fort Printers, hôtel installé dans une ancienne imprimerie, une Morris Minor des années 1960 semble naturellement s'inscrire dans ce décor au cachet immuable. Non loin de là, l'ancienne résidence du gouverneur et des officiers hollandais, construite à la fin du XVIIe siècle, attire le regard. Transformée par la chaîne Aman, elle est aujourd'hui un hôtel au charme colonial intact.
Flâner dans les rues de Galle
Des églises, un phare, quelques monuments : à vrai dire, on vient surtout ici pour flâner. Dans ces rues où passent les ombres de tant de vies, on se croirait dans une aventure de Corto Maltese. C'est dans ce décor que l'écrivain suisse Nicolas Bouvier séjourne plusieurs mois en 1955, et où il vit une expérience éprouvante qui inspirera son livre Le Poisson-scorpion, teinté de désespoir et de désenchantement.
Une balade de quelques heures suffit à saisir la diversité culturelle de Galle. Dans ce lieu étonnamment cosmopolite cohabitent des communautés venues d'horizons différents. La mixité religieuse ajoute encore au charme de la citadelle : mosquée installée dans une ancienne église portugaise, temple bouddhiste d'un blanc éclatant, église baroque.
En conclusion, la ville de Galle est un véritable trésor du Sri Lanka, avec son histoire riche, son patrimoine colonial préservé et sa quiétude. Les visiteurs peuvent y découvrir une ville éternelle, où le temps semble s'être arrêté, et où la beauté et la tranquillité règnent en maîtres.
