Le 26 février 2026, selon nos confrères de Le Figaro, un événement choquant a eu lieu dans la cité de la Muette à Drancy, en Seine-Saint-Denis. Deux croix gammées ont été taguées dans deux halls d'immeuble différents, dans un lieu où près de 63 000 Juifs ont été internés durant la Seine Guerre mondiale avant d'être déportés vers le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau.

Ces deux croix ont été dessinées dans des halls d'immeuble différents. L'une, de quelques centimètres de diamètre, a été dessinée au rez-de-chaussée, tandis que l'autre, de près d'un mètre de diamètre, se trouve au cinquième et dernier étage du bâtiment, très vétuste et en voie de réhabilitation. Selon Moussa Cissokho, 37 ans, qui vit depuis six ans à l'étage du dessous et n'avait pas aperçu ce tag avant, « c'est très choquant ».

Ce qu'il faut retenir

  • Deux croix gammées ont été taguées dans la cité de la Muette à Drancy.
  • Le lieu est un ancien camp d'internement de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.
  • Près de 63 000 Juifs ont été internés dans ce camp avant d'être déportés vers Auschwitz-Birkenau.
  • Les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation ont condamné fermement cet acte inqualifiable.
  • Un signalement a été fait à la justice et les associations mémorielles devraient se joindre à cette démarche.

Le contexte

Le camp d'internement de Drancy fut le principal point de départ, entre août 1941 et août 1944, des déportés juifs de France vers les camps d'extermination nazis. Un Mémorial, situé à proximité de la cité où ont été taguées les croix gammées, avait déjà subi des dégradations en mars 2024.

Gokhan Unver, candidat de la liste LFI-PCF à la mairie de Drancy, a découvert ces tags mercredi soir lors d'une opération de porte-à-porte. Il a averti le bailleur ainsi que les associations mémorielles et a déclaré à l'AFP que « dans ce quartier plus qu'un autre, autrefois camp de transit des victimes de la Shoah avant la déportation vers les camps de la mort par les Nazis, ces gestes sont d'une gravité absolue ».

Les réactions

Les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation ont publié un message dans lequel ils font part de « leur écœurement et condamnent le plus fermement cet acte inqualifiable ». Ils ont également déclaré que « en cette période dangereuse où les valeurs issues de la Libération sont remises en question pour préparer des matins bruns, nous en appelons aux responsables et autorités pour tout faire afin que les profanateurs soient rattrapés et condamnés et que ces remugles d'un passé dramatique n'entachent plus nos sociétés ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes attendues incluent la poursuite de l'enquête et la condamnation des responsables de cet acte. Les associations mémorielles et les autorités locales devraient continuer à travailler ensemble pour prévenir de tels actes et pour promouvoir la mémoire et la tolérance.

En conclusion, cet événement choquant rappelle l'importance de la vigilance et de la mémoire face à l'antisémitisme et à la haine. Il est essentiel que les autorités et les citoyens travaillent ensemble pour prévenir de tels actes et pour promouvoir la tolérance et la compréhension.