Selon Euronews FR, une nouvelle plateforme en ligne permet aux artistes d'enregistrer leur niveau de consentement à ce que leur image, leur voix, leurs mouvements ou même leurs idées soient transformés par l'intelligence artificielle (IA). Cette initiative, lancée par des stars hollywoodiennes comme Cate Blanchett, Javier Bardem, Meryl Streep et Tom Hanks, vise à protéger l'identité des artistes face aux avancées de l'IA.

Ce débat entre les artistes ne porte plus sur la question de savoir si l'IA doit exister ou être utilisée, mais sur la manière de s'en protéger. L'acteur Javier Bardem a exprimé à plusieurs reprises en public son rejet de cette technologie en raison de sa grande capacité à manipuler la réalité.

Ce qu'il faut retenir

  • La plateforme, appelée rslmedia.org, permet aux artistes de vérifier leur identité et d'indiquer leur niveau de consentement à l'utilisation de leur image par l'IA.
  • Le niveau de consentement est organisé en trois niveaux de couleur : vert, autorisé ; jaune, usage sous certaines conditions ; rouge, interdit.
  • La plateforme constitue une base de données avec des informations pratiques, utilisables à grande échelle par les machines.

Le contexte

La révolution technologique de l'IA entraîne des conséquences imprévisibles et difficiles à assumer, y compris lorsqu'il est déjà trop tard pour agir. Les artistes et les créateurs de contenu doivent trouver un moyen de protéger leur identité et leurs droits face à ces avancées.

C'est ainsi que l'actrice australienne Cate Blanchett a présenté l'initiative au Parlement européen, où a été adoptée en 2024 la loi sur l'intelligence artificielle de l'Union européenne, premier cadre réglementaire global sur l'IA au monde.

Les réactions

Cate Blanchett a déclaré : « Pour trouver une voie entre l'enthousiasme débridé et les dangers de l'IA, nous avons besoin de garde-fous fondés sur le consentement. Pas pour empêcher le progrès technologique, Dieu nous en garde, mais des garde-fous capables d'évoluer à grande échelle et au même rythme que la technologie elle-même. Des garde-fous qui protègent nos droits humains ».

Le réalisateur Steven Soderbergh a ajouté : « Il y a une multitude de choses que l'IA ne peut pas faire et ne fera jamais et c'est pour cela que je n'ai pas peur, mais les gens ont besoin d'un certain type de repère ».

Et maintenant ?

Les prochaines étapes attendues concernent la mise en œuvre de cette plateforme et son impact sur l'industrie du divertissement et au-delà. Les artistes et les créateurs de contenu pourront-ils trouver un équilibre entre la protection de leur identité et l'utilisation de l'IA pour leurs créations ?

En conclusion, cette initiative lance un débat important sur la protection de l'identité des artistes face aux avancées de l'IA. Il reste à voir comment cette plateforme sera mise en œuvre et comment elle affectera l'industrie du divertissement et la société dans son ensemble.