Deux anciens chefs des services de renseignement polonais ont été inculpés pour avoir utilisé le logiciel espion Pegasus, mettant en danger des informations classifiées. Selon les informations de nos confrères du Figaro, ces anciens responsables risquent jusqu'à trois ans de prison pour manquement à leurs obligations professionnelles. Piotr P., ayant dirigé l'Agence de sécurité intérieure (ABW) en 2015-2016, et Maciej M., chef du Service de contre-espionnage militaire (SKW) de 2018 à 2022, sont accusés d'avoir utilisé le logiciel sans l'accréditation de sécurité requise, compromettant ainsi des activités sensibles de leurs services.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux anciens chefs des services de renseignement polonais inculpés pour l'utilisation de Pegasus
  • Risque de trois ans de prison pour manquement à leurs obligations professionnelles
  • Piotr P. et Maciej M. soupçonnés d'avoir compromis des informations classifiées en utilisant le logiciel espion

Des accusations sérieuses et des réactions

Les deux anciens responsables auraient utilisé le logiciel Pegasus en toute connaissance des risques encourus, notamment la compromission d'informations top-secrètes. Le gouvernement actuel affirme également que Pegasus aurait été employé pour surveiller ses propres membres avant leur prise de fonction en 2023. Malgré les accusations, les suspects nient les faits qui leur sont reprochés et ont refusé de s'expliquer lors de leur interrogatoire. Maciej Materka, ancien chef du SKW, a réagi en affirmant avoir agi dans le cadre des autorisations judiciaires et des décisions requises par la loi.

Un précédent en Pologne

Ces inculpations ne sont pas les premières en Pologne concernant l'utilisation de Pegasus. L'ex-ministre de la Justice et procureur général Zbigniew Ziobro risque jusqu'à 25 ans de prison pour des accusations similaires d'abus de pouvoir liées à l'acquisition de ce logiciel espion. Les autorités polonaises semblent déterminées à enquêter sur ces affaires impliquant l'utilisation de technologies de surveillance contre des opposants politiques.

Et maintenant ?

La suite de cette affaire pourrait voir se poursuivre les enquêtes et poursuites judiciaires à l'encontre des responsables impliqués dans l'utilisation de Pegasus. Les autorités devront garantir la transparence et l'intégrité des pratiques de renseignement pour restaurer la confiance du public.

En conclusion, cette inculpation de deux anciens chefs des services de renseignement polonais pour l'utilisation de Pegasus soulève des questions sur la surveillance et le respect des procédures légales au sein des agences de renseignement du pays.