Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a entamé des procédures de dissolution contre deux associations identitaires d'ultradroite, le Bloc Montpelliérain et Patria Albiges, ainsi qu'une association d'ultragauche, a appris BFMTV de source proche du dossier. Cette décision intervient après les récentes violences entre membres d'ultragauche et ultradroite, notamment à l'occasion de la mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque.

Ces procédures de dissolution sont toujours en cours et font suite aux annonces du chef de l'État, Emmanuel Macron, qui a déclaré vouloir être « totalement intraitable » avec les groupes violents. Le président a également promis de prendre des mesures pour lutter contre ces phénomènes, y compris des dissolutions d'associations.

Les associations visées

Le Bloc Montpelliérain et Patria Albiges sont deux associations identitaires d'ultradroite qui ont été visées par ces procédures de dissolution. Selon nos informations, une association d'ultragauche est également dans le viseur du ministère de l'Intérieur, mais son nom n'a pas été communiqué pour le moment.

Ces associations ont été accusées de participer à des actes de violence et de trouble à l'ordre public. Le ministre de l'Intérieur a souligné que les forces de l'ordre allaient être renforcées pour lutter contre ces phénomènes et que des mesures seraient prises pour prévenir de nouveaux incidents.

Les réactions politiques

Emmanuel Macron a déclaré samedi, en marge du Salon de l'agriculture, qu'il allait organiser une réunion avec le gouvernement pour faire « un point complet sur les groupes d'action violente ». Le chef de l'État a également rappelé que « dans la République, aucune violence n'est légitime » et que « il n'y a que les forces républicaines qui peuvent agir parce qu'elles protègent un ordre républicain ».

Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, a affirmé que son parti n'avait « aucun lien de près ou de loin » avec l'ultradroite et a critiqué le président Macron pour ses propos. Grégory Doucet, le maire de Lyon, a également pris la parole pour condamner les violences et appeler à la paix.

Les enjeux

Les procédures de dissolution de ces associations soulèvent des questions sur la liberté d'association et la lutte contre les groupes violents. Le gouvernement doit trouver un équilibre entre la protection de l'ordre public et le respect des libertés individuelles.

Les prochaines semaines seront cruciales pour voir comment ces procédures de dissolution se dérouleront et quelles seront les réactions des associations visées. Le gouvernement devra également prendre des mesures pour prévenir de nouveaux incidents et garantir la sécurité des citoyens.

En conclusion, les procédures de dissolution de ces associations d'ultradroite et d'ultragauche posent des questions sur la manière dont le gouvernement peut lutter contre les groupes violents tout en respectant les libertés individuelles. Les prochaines semaines seront importantes pour voir comment ces procédures se dérouleront et quelles seront les conséquences pour les associations visées.

Les associations visées sont le Bloc Montpelliérain et Patria Albiges, ainsi qu'une association d'ultragauche dont le nom n'a pas été communiqué.

Les procédures de dissolution ont été entamées en raison des violences et des troubles à l'ordre public attribués à ces associations.