Deux Français sont portés disparus depuis hier après que leur catamaran, le Stella, a rencontré des « difficultés » au large des côtes de Tanger, dans le nord du Maroc. Selon BMF - International, les autorités marocaines ont reçu une alerte dans la nuit de samedi à dimanche signalant que le bateau faisait face à des problèmes techniques.

Dimanche en début de matinée, les secours ont retrouvé le catamaran ainsi qu’un radeau de sauvetage, tous deux vides, à environ cinq kilomètres des côtes. Le bateau, toujours à flot, a été remorqué vers le port d’Asilah, situé à une quarantaine de kilomètres au sud de Tanger. Les recherches se concentrent désormais sur un canot annexe équipé d’un moteur hors-bord, qui était également à bord.

Ce qu'il faut retenir

  • Deux Français sont portés disparus après des « difficultés » signalées par leur catamaran Stella au large de Tanger, au Maroc.
  • Le bateau et un radeau de sauvetage ont été retrouvés vides à trois milles nautiques (environ cinq kilomètres) des côtes.
  • Un message signalant une voie d’eau a été envoyé à 3h15, suivi d’un second indiquant que l’équipage quittait le catamaran pour l’annexe.
  • Les causes de l’incident restent inconnues à ce stade, selon les autorités marocaines.
  • Les recherches se concentrent désormais sur le canot annexe équipé d’un moteur hors-bord.

Une alerte reçue dans la nuit, le bateau retrouvé vide

Le Centre national de coordination et de sauvetage maritime marocain a été alerté dans la nuit de samedi à dimanche vers 2h15 (heure locale). Selon les informations communiquées par BMF - International, les autorités ont alors été informées que le catamaran Stella rencontrait des difficultés. Le bateau, qui flottait toujours, a été localisé quelques heures plus tard à environ cinq kilomètres des côtes de Tanger.

Sur place, les secours ont découvert non seulement le catamaran, mais aussi un radeau de sauvetage, tous deux vides. Ces éléments ont été rapidement remorqués vers le port d’Asilah, où les investigations se poursuivent. Les causes exactes de l’incident restent pour l’instant indéterminées, et aucune trace des deux occupants n’a été retrouvée.

Les messages envoyés par l’équipage avant la disparition

Adrien Danzé, le père de l’un des deux Français disparus, a indiqué à BMF - International qu’un premier message signalant une voie d’eau avait été envoyé à 3h15 (heure française). Un second message, envoyé à 4 heures, mentionnait que l’équipage quittait le bateau pour se rendre sur l’annexe. Ces informations n’ont pas encore été confirmées officiellement par les autorités marocaines.

Selon les éléments recueillis, le canot annexe, équipé d’un moteur hors-bord, était à bord du catamaran. C’est sur ce point précis que les secours concentrent désormais leurs efforts, dans l’espoir de localiser les deux disparus. Pour l’instant, aucune hypothèse n’est écartée quant à leur situation actuelle.

Un précédent dramatique dans la région

Cette disparition rappelle un naufrage survenu en novembre 2012 au large de Saïdia, sur la côte nord-est du Maroc. Le catamaran Love-Love, pris dans une tempête, avait coulé, causant la mort de quatre Français et la disparition d’un cinquième, des personnes âgées entre 60 et 73 ans. Cet événement avait profondément marqué les esprits et laissé des traces dans la mémoire collective.

Autant dire que le contexte maritime au large du Maroc, notamment dans cette zone, est particulièrement surveillé par les autorités. Les conditions météo, souvent changeantes, peuvent rendre la navigation périlleuse, même pour des équipages expérimentés. Les investigations en cours devront déterminer si des facteurs externes, comme les conditions climatiques, ont pu jouer un rôle dans cet incident.

Les prochaines étapes des recherches

Les autorités marocaines, en collaboration avec les services de secours français, continuent d’explorer la zone où le catamaran a été retrouvé. Les équipes sur place multiplient les moyens pour localiser le canot annexe et, par extension, les deux Français portés disparus. Les conditions météo actuelles, ainsi que l’étendue de la zone à couvrir, rendent l’opération complexe.

Les garde-côtes marocains et les moyens aériens disponibles sont mobilisés pour tenter de retrouver des indices. Les familles des disparus, tenues informées, attendent des nouvelles avec une angoisse compréhensible. Les autorités ont appelé au calme et à la prudence, tout en insistant sur l’importance de ne pas spéculer sur les causes de la disparition en l’absence d’informations définitives.

Et maintenant ?

Les recherches devraient se poursuivre dans les prochaines 48 heures, avec une intensification des moyens déployés si aucune piste concrète n’émerge. Les autorités marocaines et françaises pourraient, le cas échéant, solliciter l’aide de navires spécialisés ou de plongeurs pour élargir le périmètre des investigations. Une conférence de presse est prévue demain matin pour faire un point d’étape sur l’avancée des opérations.

Reste à savoir si des éléments nouveaux, comme des témoignages ou des traces supplémentaires, permettront d’orienter les recherches vers une issue favorable. En attendant, l’inquiétude grandit parmi les proches des deux disparus, tandis que les autorités appellent à la retenue jusqu’à l’obtention de certitudes.

À ce stade, les autorités marocaines n’ont pas communiqué de causes officielles. Les investigations se concentrent sur l’hypothèse d’une évacuation vers le canot annexe après une voie d’eau signalée. Aucun élément ne permet pour l’instant d’exclure d’autres scénarios, comme une défaillance technique ou des conditions météo défavorables.