C’est dans un stade construit par Pékin que l’équipe nationale du Cap-Vert a décroché sa qualification pour la Coupe du monde 2026, selon Courrier International. Le stade national de Praia, inauguré en 2014 grâce à un financement chinois, est devenu le symbole d’une stratégie africaine qui mêle développement sportif et partenariats internationaux.
Ce qu'il faut retenir
- Le stade national du Cap-Vert, d’une capacité de 15 000 places, a été financé et construit par une entreprise publique chinoise.
- Ce stade a été achevé un an après la première participation du Cap-Vert à la CAN 2013, où l’équipe a atteint les quarts de finale.
- Depuis son inauguration, l’enceinte a servi de base d’entraînement pour les Requins bleus, qualifiés à quatre CAN et ayant atteint deux fois la phase à élimination directe.
- C’est dans ce même stade que le Cap-Vert a obtenu son billet pour le Mondial 2026 en battant l’Eswatini en octobre 2025.
- Le South China Morning Post souligne que d’autres infrastructures sportives africaines ont également été réalisées avec des capitaux chinois.
Une montée en puissance liée aux infrastructures
L’histoire récente du football cap-verdien est indissociable de son stade national, construit avec l’aide de la Chine. Selon le South China Morning Post, rapporté par Courrier International, l’édifice de Praia incarne une politique de longue haleine. « Le grand quotidien de langue anglaise de Hong Kong revient sur l’ascension inattendue du Cap-Vert », précise l’article. Le stade, inauguré en 2014, a été financé par Pékin et réalisé par une entreprise publique chinoise.
Cette collaboration a coïncidé avec la première participation du Cap-Vert à la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2013, où l’équipe a atteint les quarts de finale. Depuis, le stade est devenu le lieu de prédilection pour les entraînements des Requins bleus. « L’enceinte est devenue le cadre des entraînements de l’équipe des Requins bleus, laquelle s’est qualifiée pour trois autres Coupes d’Afrique des nations, atteignant la phase de matchs à élimination directe à deux reprises », rappelle le quotidien.
De la CAN 2013 au Mondial 2026 : une trajectoire ascendante
Le stade national du Cap-Vert n’est pas seulement un symbole, mais un outil de performance. En octobre 2025, c’est dans cette enceinte que l’équipe nationale a validé sa qualification pour la Coupe du monde 2026 en s’imposant face à l’Eswatini. « C’est dans ce même stade que l’équipe cap-verdienne a pu accéder à la Coupe du monde 2026, en battant l’Eswatini en octobre 2025 », confirme Courrier International.
Cette progression spectaculaire — de la CAN 2013 à la qualification pour le Mondial — coïncide avec la disponibilité d’infrastructures modernes. Le stade de Praia, avec ses 15 000 places, offre un cadre professionnel pour les joueurs, tandis que les équipements annexes permettent un suivi médical et technique optimal. « Par la suite, l’enceinte est devenue le cadre des entraînements de l’équipe des Requins bleus », souligne le journal.
La Chine, acteur clé des infrastructures sportives africaines
Le Cap-Vert n’est pas un cas isolé. Selon Courrier International, d’autres pays africains bénéficient de stades financés ou construits par des entreprises chinoises. Cette « diplomatie des stades » s’inscrit dans une stratégie plus large de Pékin pour renforcer son influence sur le continent. « L’histoire du succès footballistique des pays africains ne serait pas complète sans mentionner le rôle de la Chine dans la construction des infrastructures sportives de ces pays », explique le South China Morning Post.
Ces projets colossaux s’accompagnent souvent de prêts ou de partenariats techniques, offrant aux États africains des équipements qu’ils n’auraient pas pu financer seuls. « Ce stade avait été achevé un an après la première participation du Cap-Vert à la Coupe d’Afrique des nations, en 2013 », rappelle l’article. Une temporalité qui n’est pas un hasard : elle permet aux équipes nationales de disposer rapidement de structures adaptées.
En attendant, les prochaines CAN et les éliminatoires pour le Mondial 2030 donneront une nouvelle fois la parole aux équipes africaines — et à leurs stades chinois.
Selon Courrier International, cette stratégie s’inscrit dans une politique de « diplomatie des stades », où Pékin cherche à renforcer son influence en Afrique en offrant des équipements modernes. Ces projets s’accompagnent souvent de prêts ou de partenariats techniques, permettant aux pays africains d’accéder à des infrastructures qu’ils n’auraient pas pu financer seuls.
Bien que le Cap-Vert soit l’exemple le plus cité, Courrier International indique que d’autres pays africains disposent d’infrastructures sportives financées ou construites par des entreprises chinoises. Le quotidien hongkongais évoque ainsi plusieurs enceintes similaires sur le continent, sans préciser leur localisation.