Le don de moelle osseuse sauve chaque année près de 2 000 vies en France, mais l’Agence de la biomédecine manque encore de candidats volontaires. Selon Ouest France, le déficit de donneurs s’explique notamment par des préjugés persistants autour de cette démarche médicale. Pourtant, le cas du petit Elio, un enfant de 4 ans et demi atteint d’une leucémie rare, a permis de mobiliser l’opinion publique en mars dernier.
Ce qu'il faut retenir
- Le don de moelle osseuse sauve 2 000 vies par an en France, selon Ouest France.
- L’appel des parents d’Elio, en mars 2026, a permis d’enregistrer 70 000 nouveaux donneurs en un mois.
- La France compte désormais 440 000 donneurs volontaires, un chiffre en hausse grâce à cette mobilisation.
- Plus le registre compte de profils génétiques différents, plus les chances de trouver un donneur compatible augmentent.
- Les préjugés autour du don de moelle osseuse restent un frein majeur à l’inscription des volontaires.
L’histoire d’Elio, dont la famille avait lancé un appel urgent pour trouver un donneur compatible, a provoqué un élan de solidarité sans précédent. « Nous avions besoin d’un donneur en urgence pour notre fils, atteint d’une leucémie rare », a expliqué le couple dans les médias. Leur témoignage a non seulement sensibilisé l’opinion, mais aussi permis à des milliers de Français de franchir le pas et de s’inscrire sur le registre national des donneurs de moelle osseuse.
À ce jour, la France recense 440 000 donneurs volontaires, un chiffre en forte progression par rapport aux années précédentes. « Plus nous avons de profils génétiques différents, plus nous augmentons nos chances de trouver un donneur compatible pour les patients en attente », a souligné un porte-parole de l’Agence de la biomédecine. Pourtant, malgré cette hausse, le nombre de donneurs reste insuffisant pour couvrir l’ensemble des besoins.
Un déficit de donneurs lié à des idées reçues
Le don de moelle osseuse souffre encore de nombreux préjugés. Certains craignent des risques pour leur santé ou ignorent les modalités pratiques de cette démarche. Pourtant, la procédure est simple : après un prélèvement sanguin pour analyser le typage HLA (système de compatibilité), les donneurs potentiels sont contactés en cas de compatibilité avec un patient. « Il s’agit d’un acte de solidarité qui ne présente aucun danger pour le donneur », a rappelé l’Agence de la biomédecine.
Autant dire que les campagnes de sensibilisation, bien que nécessaires, peinent parfois à convaincre. Le cas d’Elio a montré que c’est souvent l’émotion et le témoignage direct qui poussent les gens à agir. « Nous avons reçu des milliers de messages de soutien et de candidatures », a confié la famille d’Elio. Une mobilisation qui pourrait inspirer d’autres initiatives similaires à l’avenir.
Comment devenir donneur de moelle osseuse ?
Pour s’inscrire sur le registre des donneurs, il suffit de remplir un formulaire en ligne ou de se rendre dans un centre de prélèvement agréé. L’inscription est gratuite et ne nécessite qu’un prélèvement sanguin pour déterminer le groupe HLA. En cas de compatibilité avec un patient, le donneur est contacté et peut, s’il le souhaite, donner son accord pour le prélèvement.
Les modalités pratiques sont simples : le prélèvement peut se faire sous anesthésie générale ou locale, selon la méthode choisie. « Dans 80 % des cas, le prélèvement se fait par aphérèse, un geste similaire à un don de plasma », précise l’Agence de la biomédecine. Une fois le don effectué, le donneur n’a plus de contact avec le receveur, afin de préserver la confidentialité des deux parties.
Un quiz pour tester ses connaissances sur le don de moelle osseuse
Pour aider les Français à mieux comprendre cette démarche, Ouest France propose un quiz en ligne permettant de vérifier ses connaissances sur le don de moelle osseuse. Dix affirmations sont soumises au lecteur, qui doit distinguer le vrai du faux. Une initiative qui s’inscrit dans une démarche plus large de sensibilisation, aux côtés des campagnes officielles.
Le quiz aborde des questions pratiques, comme les conditions pour donner, les risques encourus ou encore les maladies concernées par ce type de don. « L’objectif est d’informer le public et de lever les dernières interrogations qui pourraient freiner l’inscription », explique la rédaction d’Ouest France. Une façon de montrer que le don de moelle osseuse est accessible à tous, sous réserve de répondre à certains critères médicaux.
Reste à voir si cette dynamique se maintiendra dans le temps. Les associations et l’Agence de la biomédecine appellent à une mobilisation continue, notamment auprès des jeunes et des minorités ethniques, dont les profils génétiques sont souvent sous-représentés dans le registre.
L’âge limite pour s’inscrire comme donneur de moelle osseuse est de 35 ans. Au-delà de cet âge, il est possible de rester inscrit si l’inscription a eu lieu avant 35 ans, mais les nouveaux donneurs ne sont plus acceptés après cet âge.
Non, le don de moelle osseuse est entièrement bénévole et gratuit. Il s’agit d’un acte de solidarité envers les patients en attente d’une greffe.