Lors d’un conseil des ministres retransmis à la télévision mercredi 27 mai 2026, le président américain Donald Trump a menacé de « pulvériser » le sultanat d’Oman, un allié des États-Unis, en le confondant avec l’Iran. Cette déclaration, prononcée alors qu’il évoquait le contrôle du détroit d’Ormuz, illustre une nouvelle fois les approximations géopolitiques du locataire de la Maison-Blanche, selon Le Figaro.

Ce qu'il faut retenir

  • Donald Trump a menacé de « pulvériser » Oman, un allié des États-Unis, lors d’un conseil des ministres retransmis à la télévision.
  • Il a confondu le sultanat avec l’Iran, évoquant une possible prise de contrôle du détroit d’Ormuz, qu’il a promis de laisser « ouvert à tout le monde ».
  • Dans la même intervention, il a également confondu l’Iran et le Venezuela, qualifiant ce dernier de pays « sans marine ni armée de l’air ».
  • Ce n’est pas la première fois que le président américain commet ce type d’erreur, ayant déjà confondu l’Albanie et l’Arménie ou l’Islande et le Groenland.

Une menace disproportionnée et une confusion géopolitique

L’intervention de Donald Trump lors de ce conseil des ministres a pris un tour particulièrement inhabituel. « Oman se comportera comme les autres ou alors il faudra les pulvériser », a-t-il lancé, alors qu’il était interrogé sur un scénario impliquant Oman et l’Iran pour le contrôle du détroit d’Ormuz. Ce passage stratégique, par lequel transite environ un tiers du trafic pétrolier mondial, est une zone sensible pour les États-Unis et leurs alliés. Le président américain a immédiatement précisé que « le détroit restera ouvert à tout le monde », affirmant que « ce sont des eaux internationales » et que « nous le surveillerons mais personne ne le contrôlera ».

Autant dire que la menace de « pulvérisation » – une formule inhabituelle pour évoquer une réponse militaire – a de quoi surprendre, d’autant que Oman entretient des relations stables avec Washington. « Nous le surveillerons », a-t-il ajouté, sans préciser les modalités concrètes de cette surveillance. La confusion entre Oman et l’Iran, deux pays aux intérêts géopolitiques radicalement opposés, a de quoi interroger sur la préparation des déclarations présidentielles.

Le Venezuela et l’Iran confondus à nouveau

Dans la même séquence, Donald Trump a également commis une erreur géopolitique en confondant l’Iran et le Venezuela. « L’économie américaine reste florissante en dépit du conflit avec le Venezuela, qui n’a plus de marine, qui n’a plus d’armée de l’air », a-t-il déclaré. Cette description, qui correspond généralement à l’état de l’Iran après des décennies de sanctions internationales, n’a aucun fondement pour le Venezuela, dont les forces armées restent opérationnelles malgré les difficultés économiques du pays.

Cette confusion n’est pas isolée. Selon Le Figaro, Donald Trump a déjà commis des erreurs similaires par le passé, comme évoquer l’Albanie au lieu de l’Arménie ou l’Islande au lieu du Groenland. Ces approximations, bien que mineures en apparence, révèlent une tendance à mélanger les noms de pays ou à attribuer à certains États des caractéristiques propres à d’autres, parfois en contradiction avec la réalité géopolitique.

Un précédent inquiétant dans la communication présidentielle

Les déclarations de Donald Trump lors de ce conseil des ministres s’inscrivent dans un contexte où ses prises de parole, parfois improvisées, suscitent régulièrement des interrogations. La confusion entre Oman et l’Iran, deux pays dont les relations sont marquées par des tensions historiques, rappelle d’autres déclarations présidentielles controversées, comme celle évoquant une possible invasion du Canada ou la menace de « faire sauter » la Corée du Nord. Ces sorties, parfois interprétées comme des excès de langage, peuvent avoir des répercussions sur la crédibilité des États-Unis à l’international.

D’après Le Figaro, ces erreurs répétées soulèvent des questions sur la préparation des interventions présidentielles et la fiabilité des informations transmises à Donald Trump avant ses prises de parole publiques. En 2026, alors que son mandat approche de son terme, ces approximations pourraient peser davantage dans un contexte international déjà tendu, notamment avec les tensions persistantes au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Et maintenant ?

Les réactions des autorités omanaises et américaines restent à ce stade inconnues. Aucune déclaration officielle n’a été publiée par le département d’État ou le sultanat d’Oman pour réagir à ces propos. D’ici les prochains jours, une clarification ou un démenti pourrait être attendu, notamment pour éviter que cette confusion ne soit exploitée par des acteurs régionaux ou internationaux. Par ailleurs, la Maison-Blanche pourrait être amenée à rappeler l’importance de la précision dans les déclarations officielles, afin d’éviter toute interprétation erronée des positions américaines.

Cette nouvelle confusion géopolitique intervient alors que les États-Unis maintiennent une présence militaire significative au Moyen-Orient, notamment pour sécuriser les routes maritimes stratégiques. La crédibilité de Washington dans la région pourrait être affectée si de telles erreurs se répétaient, d’autant que les alliés des États-Unis, comme Oman, jouent un rôle clé dans la stabilité de la péninsule arabique.

Reste à savoir si cette déclaration sera suivie d’effets ou si elle restera un nouvel exemple des imprécisions présidentielles. Dans un contexte où la politique étrangère américaine est déjà scrutée, ces approximations pourraient, à terme, fragiliser la position des États-Unis sur la scène internationale.

Le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et Oman, est l’un des passages maritimes les plus importants au monde. Selon les estimations, environ un tiers du trafic pétrolier mondial transite par cette zone chaque jour. Une fermeture ou une perturbation de ce détroit aurait des répercussions majeures sur les approvisionnements énergétiques mondiaux, notamment pour les pays dépendants des exportations de pétrole en provenance du Golfe.