La semaine a été particulièrement mouvementée pour Donald Trump sur le plan juridique. Trois décisions judiciaires défavorables ont été rendues en l’espace de moins de vingt-quatre heures, vendredi dernier, selon RFI. Ces verdicts viennent perturber les priorités politiques et personnelles de l’ancien président américain, alors qu’il reste une figure centrale du Parti républicain.
Ce qu'il faut retenir
- Une décision de justice concernant les déclarations fiscales de Trump a été rendue publique.
- Le centre culturel John F. Kennedy, objet d’un litige, a obtenu gain de cause.
- Une « caisse noire » présumée utilisée par l’entourage de Trump a été mise au jour par la justice.
- Ces trois revers interviennent en moins de 24 heures, un calendrier judiciaire inhabituellement dense.
- Les décisions pourraient avoir des répercussions politiques et financières pour Trump.
Une série de revers judiciaires en cascade
La première décision défavorable est venue du tribunal fédéral de New York. Les juges ont ordonné la publication intégrale des déclarations fiscales de Donald Trump, comme l’y contraint une loi locale. Cette mesure, attendue depuis des mois, intervient dans le cadre d’une enquête plus large sur les pratiques financières de l’entreprise Trump Organization. Selon RFI, les documents pourraient être rendus publics dès la semaine prochaine.
Dans la foulée, c’est le centre culturel John F. Kennedy, situé à Washington, qui a obtenu satisfaction. Un tribunal a statué en faveur de l’institution, qui contestait la décision de l’administration Trump d’annuler une subvention fédérale de plusieurs millions de dollars. Cette subvention, accordée sous l’administration Obama, devait financer des programmes éducatifs. La justice a considéré que la suppression de ces fonds était illégale, faute de justification administrative valable. Le montant en jeu s’élève à 5,6 millions de dollars, selon les documents judiciaires.
La justice s’intéresse à une « caisse noire » présumée
Le troisième revers est sans doute le plus symbolique. Un tribunal de l’État de Floride a confirmé l’ouverture d’une enquête sur l’utilisation d’une « caisse noire » présumée au sein de la campagne présidentielle de Donald Trump en 2020. Les enquêteurs estiment que des fonds non déclarés ont pu être utilisés pour financer des activités politiques, en violation des lois sur le financement des campagnes. Ces fonds pourraient s’élever à plus de 2,3 millions de dollars, selon les éléments recueillis par la justice. Les avocats de Trump ont dénoncé une « chasse aux sorcières », mais le tribunal a rejeté leur demande de classement sans suite.
« Ces décisions montrent que la justice ne fait pas de cadeau à Donald Trump, qu’il soit en campagne ou non. Le calendrier judiciaire s’accélère, et les pressions sur son entourage aussi. » — Un juriste spécialisé en droit électoral, cité par RFI
Un calendrier judiciaire qui s’accélère
L’accumulation de ces revers en si peu de temps interroge. Pour les observateurs, cette série de décisions judiciaires n’est pas un hasard. Plusieurs enquêtes fédérales et étatiques ciblent actuellement Donald Trump, notamment sur ses affaires immobilières, ses relations avec des pays étrangers et ses pratiques en matière de financement politique. Une audience décisive est prévue le 12 juin devant un tribunal de New York, dans le cadre de l’enquête sur les « Stormy Daniels » — une affaire qui pourrait coûter cher à Trump en termes de réputation et de finances.
Reste à savoir si ces pressions judiciaires affaibliront ou, au contraire, galvaniseront l’ancien président. Selon les sondages publiés ce week-end, son taux d’approbation reste stable autour de 42 %, mais les électeurs indécis pourraient être sensibles à ces développements. Une chose est sûre : la machine judiciaire américaine continue de tourner, et Donald Trump n’est pas au bout de ses surprises.
Les déclarations fiscales de Trump sont au cœur de plusieurs enquêtes, notamment sur d’éventuelles fraudes fiscales ou conflits d’intérêts. Leur publication pourrait révéler des pratiques comptables opaques ou des revenus non déclarés. Plusieurs États américains, dont New York, ont légiféré pour exiger leur divulgation, malgré l’opposition de Trump.