D'apres nos confreres de CoinTelegraph FR, le Board of Peace de Donald Trump étudie la création d’un stablecoin pour permettre aux habitants de Gaza d’effectuer des paiements numériques dans le cadre de la reconstruction post-conflit. Cette initiative, encore à un stade très préliminaire, vise à introduire un jeton numérique permettant aux habitants de Gaza d’effectuer des transactions digitales dans un territoire ravagé par deux années de guerre.

Le Board of Peace, créé en janvier par Donald Trump, exige une contribution d’un milliard de dollars pour devenir membre permanent. Les États-Unis se sont engagés à hauteur de 10 milliards de dollars. Vingt-six pays figurent parmi les membres fondateurs, dont Israël, l’Arabie saoudite, la Hongrie et le Salvador. Plusieurs pays d’Europe occidentale ont décliné l’invitation.

Ce qu'il faut retenir

  • Le Board of Peace de Donald Trump étudie la création d’un stablecoin pour la reconstruction de Gaza.
  • Le stablecoin viserait à faciliter les échanges numériques à Gaza.
  • Le projet est encore à un stade très préliminaire.
  • Le Board of Peace exige une contribution d’un milliard de dollars pour devenir membre permanent.
  • Les États-Unis se sont engagés à hauteur de 10 milliards de dollars.

Contexte et objectifs

Le conseil explore actuellement la possibilité d’émettre un stablecoin destiné à faciliter les échanges numériques à Gaza. Une source proche du dossier précise que ce jeton ne serait ni un meme coin ni un substitut à une monnaie nationale. Il servirait uniquement de « moyen permettant aux habitants de Gaza de transacter numériquement ».

Aucune entité n’a encore été désignée pour l’émission potentielle du stablecoin. Toutefois, l’administration Trump s’est récemment montrée favorable au développement des stablecoins aux États-Unis, notamment avec la signature de la loi GENIUS Act en juillet, qui élargit leur cadre d’utilisation.

Experts et réactions

Snir Levi, PDG de la plateforme d’intelligence blockchain Nominis, estime que la proposition reste « très prématurée ». Il rappelle qu’au cours des deux dernières années, des bureaux OTC à Gaza ont déjà déplacé plus de 100 millions de dollars en stablecoins, souvent sans cadre réglementaire clair. Selon lui, sans structure adaptée, un nouveau stablecoin risquerait de reproduire les mêmes dérives.

Le projet de stablecoin s’inscrirait dans une réflexion plus vaste menée par l’administration Trump sur l’avenir de Gaza après le cessez-le-feu officiellement en place depuis octobre 2025. Selon le Financial Times, Donald Trump aurait également envisagé un plan de « tokenisation » des terres dans le territoire.

Implications et conséquences

L’idée serait d’utiliser des jetons numériques pour organiser la relocalisation et le relogement des habitants dans le cadre d’un projet de développement supervisé par les États-Unis. En février 2025, il avait évoqué la possibilité pour les États-Unis de « prendre le contrôle » de Gaza afin d’en faire la « Riviera du Moyen-Orient ».

Entre ambitions géopolitiques et expérimentation financière, le projet de stablecoin pour Gaza soulève autant de questions techniques que politiques. S’il voit le jour, il pourrait constituer l’un des premiers cas d’usage d’un stablecoin adossé à une initiative de reconstruction post-conflit à grande échelle.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment ce projet de stablecoin évoluera et si les différentes parties prenantes parviendront à trouver un consensus. Les prochaines semaines et mois seront cruciaux pour déterminer le sort de cette initiative. Les experts et les acteurs concernés attendent avec intérêt les prochaines annonces et décisions.

En conclusion, le projet de stablecoin pour Gaza est un exemple intéressant de l’intersection entre la technologie financière et la géopolitique. Il sera important de suivre les développements futurs pour comprendre les implications de ce projet pour la région et pour l’avenir des stablecoins.