Une semaine d'actions est prévue dans l'Éducation nationale du 30 mars au 3 avril, avec une grève nationale le 31 mars, pour protester contre les suppressions de 4 000 postes d'enseignants à la rentrée 2026, comme le rapporte Le Figaro. Les syndicats FSU, UNSA, CFDT, CGT et SUD dénoncent les choix budgétaires du gouvernement qui prévoit des suppressions d'emplois et un blocage de toute revalorisation salariale. Ces décisions risquent de dégrader davantage un service public d'Éducation déjà en difficulté.
Ce qu'il faut retenir
- Une semaine d'actions prévue du 30 mars au 3 avril, avec une grève nationale le 31 mars, dans l'Éducation nationale.
- Les syndicats dénoncent les suppressions de 4 000 postes d'enseignants à la rentrée 2026 et le blocage de toute revalorisation salariale par le gouvernement.
- Les effets des suppressions se font déjà sentir avec des classes surchargées et une offre de formation réduite, notamment dans le second degré.
Des conséquences déjà visibles
Les organisations syndicales pointent du doigt les conséquences des suppressions de postes, particulièrement dans le second degré où l'on observe des classes plus chargées, une réduction de l'offre de formation et des vies scolaires affectées faute de moyens. Dans le premier degré, avec les cartes scolaires qui vont s'ouvrir après les élections municipales, on craint des milliers de fermetures de classes, ce qui impactera directement la qualité de l'enseignement.
Appel à revoir les choix budgétaires
Les syndicats dénoncent un budget 2026 synonyme de dégradation des conditions de travail et de poursuite du déclassement salarial. Ils exigent du gouvernement un budget 2027 incluant des mesures de créations d'emplois et de revalorisation salariale sans contreparties. Au total, 4 000 suppressions de postes d'enseignants, tant dans le public que dans le privé, sont attendues pour la rentrée 2026, avec 1 891 dans le premier degré public et 1 365 dans le second degré.
Contexte démographique et réactions
En janvier, le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a évoqué une "chute démographique vertigineuse" pour justifier ces suppressions. Les effectifs des élèves ont en effet diminué de 1,7% à la rentrée 2025, avec 106 900 élèves de moins qu'en 2024. Les organisations syndicales estiment que cette baisse démographique devrait être une opportunité pour réduire significativement le nombre d'élèves par classe, améliorant ainsi la qualité de l'enseignement.
