Le président américain, Donald Trump, a déclaré être « impatient » d'effectuer son premier vol à bord de son nouvel Air Force One, un avion de luxe offert par le Qatar, selon Le Figaro. Cette déclaration a été faite aux journalistes voyageant avec lui, avant un déplacement dans le Dakota du Nord, dans le cadre des célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance américaine.
« Pour être honnête avec vous, je suis impatient de ce premier vol. Personne n'a jamais vu quelque chose de semblable », a-t-il déclaré à la base aérienne Andrews, près de Washington. « Ils viennent tout juste de l'achever. Ils l'ont adapté pour un président, ce qui implique toutes les exigences de sécurité et tous les équipements sophistiqués dont il est doté. C'est très complexe, vraiment exceptionnel ».
Ce qu'il faut retenir
- Le Qatar a offert l'avion à Donald Trump, ce qui a suscité des critiques sur les plans éthique, constitutionnel et sécuritaire.
- L'avion, un Boeing 747-8 largement modifié, a été fabriqué à l'origine aux États-Unis, mais le coût de l'adaptation pour les contribuables américains a été qualifié de « très faible » par Donald Trump.
- Le président américain a affirmé que les États-Unis « ne pourraient pas construire un avion comme celui-ci » en raison du coût élevé.
Contexte et controverses
Ce don d'un avion estimé à plusieurs centaines de millions de dollars par une puissance étrangère, le Qatar, a suscité de nombreuses critiques. Le riche État du Golfe, qui joue également un rôle clé de médiateur dans les discussions entre Washington et Téhéran, a offert l'appareil l'an dernier. Celui-ci a depuis subi d'importantes modifications et une série de tests.
Ce premier vol intervient au lendemain de nouvelles interrogations d'ordre éthique visant le président, après la publication de documents faisant état de gains d'environ 1,2 milliard de dollars liés aux activités de sa famille dans le secteur des cryptomonnaies lors de sa première année de retour au pouvoir. Mais Donald Trump a rejeté toute accusation d'irrégularité, affirmant que le coût de l'adaptation de l'avion pour les contribuables américains était « très faible par rapport à ce que cela aurait coûté si nous avions procédé autrement ».
Implications et avenir
L'appareil servira de solution transitoire dans l'attente de la livraison par Boeing de deux nouveaux Air Force One spécialement conçus, attendus d'ici deux ans après plusieurs retards et dépassements de coûts. Donald Trump est depuis longtemps obsédé par le remplacement de la flotte présidentielle vieillissante, même si l'un des appareils semblait accompagner mercredi son déplacement en tant qu'avion de secours.
En conclusion, le premier vol de Donald Trump à bord de l'Air Force One offert par le Qatar marque un événement significatif, mais également controversé, dans le contexte des relations internationales et de la politique américaine.