Samedi 5 avril 2026, le président américain Donald Trump a une nouvelle fois menacé, sur sa plateforme Truth Social, de détruire des infrastructures civiles iraniennes en cas de non-réouverture du détroit d’Ormuz. Ces déclarations, qualifiées de « messages pleins de jurons » par CNN, interviennent dans un contexte de tensions accrues entre Washington et Téhéran, alors que la guerre au Moyen-Orient entre dans son 38ᵉ jour. Selon Courrier International, Trump a annoncé, mardi 7 avril à 20 heures, heure de Washington, qu’il frapperait « toutes les centrales électriques et toutes les autres installations » du pays si l’Iran ne cédait pas à ses exigences.
Ce qu'il faut retenir
- Donald Trump a réitéré dimanche 5 avril 2026 ses menaces de frappe contre les infrastructures civiles iraniennes, via sa plateforme Truth Social.
- Le président américain a fixé un ultimatum à Téhéran : réouvrir le détroit d’Ormuz d’ici mardi 7 avril 20 heures, sous peine de frappes massives sur les centrales énergétiques, ponts et autres installations vitales.
- Téhéran a déjà promis des représailles « dévastatrices » en cas d’attaques américaines ou israéliennes, tout en accusant Washington d’avoir porté secours à un aviateur américain piégé sur son territoire.
- Des négociations secrètes entre les États-Unis, l’Iran et des médiateurs régionaux tentent d’éviter une escalade, avec un possible cessez-le-feu de 45 jours en discussion.
- L’Iran a déjà riposté en ciblant Israël, le Koweït et les Émirats arabes unis, faisant deux morts et deux disparus dans les décombres d’un immeuble à Haïfa.
Dans un message publié sur Truth Social, Donald Trump a écrit : « Ouvrez le Putain de Détroit, espèces de tarés, ou vous vivrez en Enfer — VOUS ALLEZ VOIR ! » avant d’ajouter, de manière ironique : « Gloire à Allah ». Selon CNN, ces propos ont été suivis d’une interview de huit minutes accordée au Wall Street Journal, où le président américain a précisé : « S’ils ne cèdent pas, s’ils veulent continuer à le maintenir fermé, ils vont perdre toutes leurs centrales électriques et toutes les autres installations qu’ils ont dans tout le pays ».
L’escalade verbale de Donald Trump intervient quelques heures après qu’un responsable de l’administration américaine a révélé au Wall Street Journal que « les événements du week-end avaient galvanisé le président, le poussant à exercer encore plus de pression sur les Iraniens ». Selon cette même source, les forces américaines seraient venues en aide à un aviateur américain piégé en Iran, un geste qui, pour Washington, justifie une réponse plus ferme.
Un ultimatum repoussé de 24 heures
Samedi 5 avril, Donald Trump avait initialement fixé un délai jusqu’à lundi 20 heures, heure de Washington, avant d’engager des représailles. Mais dimanche, il a semblé reculer cette échéance de 24 heures, la repoussant à mardi 7 avril, toujours à 20 heures. Une décision qui pourrait refléter une volonté de laisser une dernière chance à la diplomatie, ou au contraire, une stratégie de pression maximale avant une frappe inévitable. Selon Courrier International, cette modification du calendrier intervient alors que des discussions en coulisses tentent d’éviter une escalade incontrôlable.
Ces menaces surviennent dans un contexte où les tensions entre les États-Unis et l’Iran n’ont cessé de s’aggraver depuis le début du conflit au Moyen-Orient. Le détroit d’Ormuz, voie maritime stratégique par laquelle transite une part majeure du pétrole mondial, reste au cœur des tensions. Sa fermeture par Téhéran, en représailles aux sanctions américaines, a déjà provoqué une flambée des cours du brut et une montée des craintes d’un embrasement régional.
Des négociations secrètes pour un cessez-le-feu de 45 jours
Selon Axios, les États-Unis, l’Iran et un groupe de médiateurs régionaux discuteraient actuellement des termes d’un cessez-le-feu potentiel de 45 jours, qui pourrait mener à une fin permanente du conflit. Quatre sources américaines, israéliennes et régionales, citées par le site américain, estiment que « cette tentative de dernière minute est la seule chance d’éviter une escalade dramatique du conflit ». Pour autant, elles soulignent que les chances de parvenir à un accord partiel dans les 48 prochaines heures restent faibles.
Le scénario évoqué inclurait non seulement la fin des hostilités, mais aussi un gel des frappes sur les infrastructures civiles. Une issue d’autant plus cruciale que, selon Axios, une escalade pourrait entraîner « des frappes massives sur les infrastructures civiles iraniennes » ainsi que des représailles contre les installations énergétiques et hydrauliques des États du Golfe. Un risque que tous les acteurs cherchent désespérément à éviter.
L’Iran promet des représailles « dévastatrices »
Face à ces menaces, Téhéran a réagi avec fermeté. Dans un communiqué publié lundi, le gouvernement iranien a promis des représailles « dévastatrices » en cas de frappe américaine ou israélienne. Ces déclarations interviennent après que l’Iran a déjà mené des frappes de missiles et de drones contre Israël, le Koweït et les Émirats arabes unis, dans ce qui constitue le 38ᵉ jour de la guerre.
Selon Times of Israel, ces attaques ont causé la mort de deux personnes et laissé deux autres disparues sous les décombres d’un immeuble à Haïfa. Un bilan qui illustre la rapidité avec laquelle le conflit s’étend, bien au-delà des frontières iraniennes. Pour l’Iran, frapper des infrastructures civiles américaines ou israéliennes pourrait servir de dissuasion, mais risquerait également d’attirer une riposte encore plus violente.
Si les États-Unis et l’Iran parviennent à s’entendre sur un cessez-le-feu de 45 jours, cela pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges sur la levée des sanctions et la réouverture des voies maritimes. En revanche, un échec des négociations condamnerait la région à une escalade militaire dont les conséquences humanitaires et économiques seraient désastreuses. Dans l’immédiat, la communauté internationale observe avec inquiétude les signaux envoyés par Washington et Téhéran, alors que le compte à rebours avant l’ultimatum de Donald Trump tourne inexorablement.
Quoi qu’il arrive, cette crise rappelle une fois encore la fragilité des équilibres au Moyen-Orient et la difficulté de concilier fermeté militaire et diplomatie. Les prochaines heures diront si les parties prenantes privilégieront la voie du dialogue ou celle de l’affrontement direct.
Selon les déclarations de Donald Trump rapportées par Courrier International et CNN, les centrales électriques, les stations de dessalement, les puits de pétrole, les routes, les ponts et l’ensemble des infrastructures vitales au fonctionnement du pays seraient visés. Le président américain a évoqué spécifiquement « toutes les centrales électriques et toutes les autres installations » du territoire iranien.
Selon Axios, cité par Courrier International, les chances de parvenir à un accord partiel dans les 48 prochaines heures sont jugées « faibles » par les négociateurs. Cependant, cette tentative reste considérée comme « la seule chance d’éviter une escalade dramatique du conflit ». Les discussions sont en cours, mais aucun engagement ferme n’a encore été annoncé.
