Deux femmes ont été assassinées en mars au Portugal dans ce que les autorités qualifient désormais de double féminicide. Les documents d’enquête consultés par Le Monde retracent le parcours criminel de Cédric Prizzon, un ancien policier français de 42 ans, impliqué dans ces meurtres.
Ce qu'il faut retenir
- Cédric Prizzon, 42 ans, ancien policier français, est mis en cause dans les meurtres d’Audrey Cavalié et d’Angela Legobien-Cadillac, deux de ses anciennes compagnes.
- Les deux féminicides ont été commis au Portugal en mars 2026, selon les éléments de l’enquête.
- Les victimes étaient respectivement l’ex-compagne et la dernière partenaire de l’accusé, dont le mobile présumé reste à établir.
- Les documents d’enquête obtenus par Le Monde révèlent les étapes du périple criminel de Prizzon avant et après les faits.
- L’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes des meurtres et l’éventuelle préméditation.
Les investigations menées par les autorités portugaises et françaises ont permis de reconstituer les dernières semaines de Cédric Prizzon. Selon les éléments recueillis, l’ancien policier aurait multiplié les déplacements entre la France et le Portugal avant les deux féminicides. Ces mouvements, suivis par les enquêteurs, dessinent un scénario où la violence s’est progressivement intensifiée.
Les meurtres d’Audrey Cavalié et d’Angela Legobien-Cadillac ont été commis à quelques jours d’intervalle en mars 2026. La première victime, Audrey Cavalié, était son ex-compagne, tandis qu’Angela Legobien-Cadillac était sa dernière partenaire. Aucun lien de parenté n’unissait les deux femmes, mais toutes deux partageaient un passé relationnel avec l’accusé. Les autorités n’ont pas communiqué sur les circonstances précises des crimes, si ce n’est qu’il s’agit de coups mortels.
D’après les documents consultés par Le Monde, Cédric Prizzon aurait quitté la France pour le Portugal quelques semaines avant les faits. Son itinéraire a été reconstitué grâce aux relevés téléphoniques, aux images de vidéosurveillance et aux témoignages recueillis. Les enquêteurs cherchent désormais à comprendre les motivations ayant conduit à ces actes.
« Les éléments en notre possession montrent une organisation méthodique de la part de l’accusé, notamment dans ses déplacements et ses choix de victimes », a indiqué un responsable de l’enquête sous couvert d’anonymat.
L’ancien policier, dont le profil interroge les autorités, a été interpellé dans les jours suivant les féminicides. Son casier judiciaire, marqué par des antécédents de violences conjugales, a été examiné avec attention. Les enquêteurs tentent de déterminer si ces meurtres s’inscrivent dans une logique de vengeance ou de contrôle sur ses anciennes partenaires.
Ce double féminicide soulève à nouveau la question de la protection des victimes de violences conjugales, même après une séparation. Les associations féministes appellent à renforcer les dispositifs d’alerte et de suivi des profils dangereux, alors que les féminicides continuent de marquer le paysage judiciaire européen. Les prochaines décisions judiciaires, attendues dans les mois à venir, pourraient influencer les politiques publiques en matière de prévention et de répression.
Cédric Prizzon, 42 ans, est un ancien policier français. Son casier judiciaire mentionne des antécédents de violences conjugales, et il était en contact avec les deux victimes avant leur meurtre.
À ce stade de l’enquête, aucun mobile officiel n’a été communiqué. Les enquêteurs examinent plusieurs pistes, dont une possible vengeance ou un contrôle sur ses anciennes partenaires.