Alors que le secteur aérien traverse un été marqué par la hausse des coûts du carburant et des ajustements de programmes chez certains transporteurs, easyJet annonce un ambitieux plan d’expansion pour l’hiver 2026-2027. Selon Le Figaro, la compagnie low-cost britannique ajoute neuf nouvelles lignes au départ de la France, avec des destinations aussi variées que le Maroc, les Canaries, l’Égypte ou encore le Royaume-Uni.

Ce qu'il faut retenir

  • Neuf nouvelles liaisons sont ouvertes depuis la France pour l’hiver 2026-2027, avec des prix d’appel à partir de 40 euros l’aller simple.
  • Le Caire est la principale nouveauté, desservie depuis Paris-Charles de Gaulle et Nice à partir de septembre et octobre 2026.
  • Le Maroc renforce sa présence avec deux nouvelles lignes (Nantes–Essaouira et Bordeaux–Agadir) et l’annualisation de deux autres (Lille–Marrakech et Strasbourg–Marrakech).
  • Les tarifs affichés commencent à 40 euros sur Lyon–Nice, 45 euros sur Bordeaux–Gran Canaria, et 85 euros depuis Paris-CDG vers Le Caire.
  • Deux vols par semaine sont prévus vers Le Caire depuis chaque aéroport de départ.

Ce calendrier survient dans un contexte où les compagnies aériennes surveillent de près à la fois leurs taux de remplissage et leurs stocks de carburant. Pourtant, easyJet maintient sa stratégie offensive, avec des prix d’appel particulièrement bas pour attirer une clientèle sensible au coût des voyages. Les tarifs annoncés — taxes comprises — débutent à 40 euros pour des trajets comme Lyon–Nice ou Nantes–Bruxelles, mais peuvent atteindre 85 euros pour la liaison Paris–Le Caire.

Le Caire, une nouvelle porte d’entrée stratégique pour easyJet

Parmi les neuf nouvelles lignes, la desserte du Caire depuis la France figure comme l’une des plus significatives. EasyJet reliera la capitale égyptienne à partir du 2 septembre 2026 depuis Paris-Charles de Gaulle, puis depuis Nice à partir du 27 octobre. Deux vols hebdomadaires sont prévus sur chaque liaison, opérés vers l’aéroport international de Sphinx, situé à l’ouest du Caire, plus proche du plateau de Gizeh que l’aéroport historique de la ville. « Cette ouverture marque une nouvelle étape stratégique pour easyJet, qui renforce sa présence sur une grande destination touristique et patrimoniale », explique la compagnie.

Les prix d’appel sont fixés à 85 euros l’aller simple depuis Paris-CDG et 75 euros depuis Nice. Une stratégie tarifaire qui s’inscrit dans la continuité du modèle low-cost de la compagnie, même si des frais supplémentaires s’appliquent pour les bagages, comme c’est souvent le cas chez les transporteurs à bas coût.

Le Maroc, un axe prioritaire pour easyJet en 2026

L’expansion d’easyJet vers le Maroc se poursuit avec l’ouverture de deux nouvelles lignes : Nantes–Essaouira (en exclusivité) et Bordeaux–Agadir, dont les premiers vols sont programmés respectivement le 27 octobre et le 25 octobre 2026. Par ailleurs, la compagnie annonce l’annualisation de ses liaisons Lille–Marrakech et Strasbourg–Marrakech, avec des premiers vols dès le 3 mai 2026.

Cette montée en puissance s’accompagne de l’ouverture, mi-avril 2026, de la base de Marrakech, présentée comme la première base extra-européenne d’easyJet. Cette initiative répond à une double logique : capter la demande touristique vers le Maroc en basse saison, répondre aux besoins des voyageurs ayant des attaches familiales dans le pays, et développer son activité de séjours packagés via easyJet Holidays. En 2026, la compagnie revendique ainsi 21 liaisons entre la France et le Maroc, desservies depuis sept aéroports français.

Un maillage régional opportuniste, mais ciblé

Le reste du programme hivernal repose sur un maillage plus opportuniste du territoire français. Parmi les nouvelles liaisons, on retrouve Bordeaux–Malaga et Bordeaux–Gran Canaria, tandis que Nantes récupère une ligne vers Bruxelles-Zaventem. D’autres dessertes comme Lyon–Nice (deux vols par semaine) ou Paris-CDG–Southampton complètent l’offre. Les tarifs pour ces trajets varient entre 40 et 55 euros l’aller simple, selon les destinations.

Ce déploiement s’inscrit dans une dynamique plus large où easyJet multiplie les lignes au départ des régions françaises, tout en conservant son modèle économique : un billet d’appel attractif, puis une addition qui augmente selon les options choisies. « Ces montants, affichés taxes comprises, ne comprennent pas l’ensemble du coût réel d’un voyage pour un passager qui ne part pas avec un simple petit sac », rappelle la compagnie, soulignant l’importance des frais supplémentaires pour les bagages.

« Ces ouvertures s’inscrivent dans une stratégie de développement de notre réseau, notamment vers des destinations porteuses comme le Maroc ou l’Égypte. »
— Un porte-parole d’easyJet

Un contexte sectoriel contrasté pour l’été, mais un hiver en ligne de mire

Ce plan hivernal intervient alors que le secteur aérien affronte des défis majeurs. La flambée du prix du carburant et les premières réductions de programme chez certains concurrents ont créé un climat tendu pour la saison estivale. Pourtant, easyJet fait le pari d’un rebond en hiver, avec des destinations variées allant du soleil marocain aux plages des Canaries, en passant par des liaisons domestiques ou européennes. « Notre modèle repose sur une offre flexible et des prix attractifs, ce qui nous permet de saisir des opportunités même dans un environnement économique incertain », précise la compagnie.

Côté logistique, easyJet a également demandé au gouvernement français de revenir temporairement au tampon manuel des passeports jusqu’en septembre 2026, après des files d’attente signalées dans plusieurs aéroports comme Beauvais, Marseille ou Nantes. Une mesure exceptionnelle pour fluidifier les contrôles et éviter les retards aux voyageurs.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes pour easyJet consisteront à finaliser les préparatifs opérationnels pour ces nouvelles lignes, notamment en termes de recrutement et de formation des équipages. La compagnie pourrait également annoncer d’autres ouvertures de routes à l’approche de l’automne, si la demande se confirme. Pour les voyageurs, l’idéal sera de réserver rapidement, les tarifs d’appel étant souvent limités dans le temps.

Reste à voir si ce plan hivernal suffira à compenser les difficultés rencontrées cet été. Une chose est sûre : easyJet continue de miser sur une stratégie offensive, combinant expansion géographique et prix serrés pour séduire une clientèle toujours plus sensible aux coûts.

EasyJet ajoute neuf nouvelles lignes pour l’hiver 2026-2027, dont Le Caire (depuis Paris-CDG et Nice), Essaouira (depuis Nantes), Agadir (depuis Bordeaux), Malaga (depuis Bordeaux), Gran Canaria (depuis Bordeaux), Bruxelles-Zaventem (depuis Nantes), ainsi que des liaisons régionales comme Lyon–Nice ou Paris-CDG–Southampton.

Les tarifs débutent à 40 euros l’aller simple pour des trajets comme Lyon–Nice ou Nantes–Bruxelles, 45 euros pour Bordeaux–Gran Canaria, 50 euros pour Bordeaux–Agadir, 55 euros pour Nantes–Essaouira, et 75 ou 85 euros selon l’aéroport de départ pour la ligne vers Le Caire.