Quatorze établissements français ont été mis à l’honneur, lundi 1er juin 2026 à Paris, pour leur engagement en faveur d’une restauration durable et écologique. Selon Le Figaro, cette troisième édition du palmarès Écotable a récompensé des restaurants, traiteurs, boulangeries-pâtisseries et même des cantines, sélectionnés parmi les 295 établissements labellisés par ce collectif de l’Économie Sociale et Solidaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Quatorze prix décernés lors de la troisième édition du palmarès Écotable, lundi 1er juin 2026 à Paris
  • L’événement récompense des établissements labellisés selon plus de 150 critères de durabilité
  • Quatre nouvelles catégories ont été introduites cette année : cantine de quartier, traiteur, viande durable et carte des boissons
  • Le label Écotable compte désormais 295 restaurants labellisés en France, avec une notation de 1 à 3 macarons

Créé il y a sept ans par Fanny Giansetto et Camille Delamar, Écotable s’est imposé comme un acteur clé du secteur en développant le premier label de restauration durable en France. L’entreprise évalue les établissements sur la base d’un audit annuel exigeant, incluant un questionnaire détaillé de plus de 150 critères et l’analyse des factures mensuelles d’achats, des menus ou encore de la consommation d’eau.

Pour sa troisième édition, le palmarès a distingué des établissements aux profils variés. Côté gastronomie, le restaurant parisien Vivide a reçu le prix du restaurant végétal, tandis que l’hôtel La Butte à Plouider, géré par Nicolas Conraux, a été salué pour son engagement global. Le groupe Maslow, à l’origine des restaurants Maslow et Fellows à Paris, a également été récompensé comme groupe le plus engagé de l’année.

Les autres lauréats reflètent la diversité des acteurs de la restauration durable en France. La boulangerie-sandwicherie ED’S, située dans le 18e arrondissement de Paris, a remporté le prix de la meilleure progression, tandis que le traiteur Chouette Ensemble ! à Marseille a été distingué pour son engagement. Le restaurant bio Pois Gourmands, installé à Montreuil (Seine-Saint-Denis), a reçu le prix du restaurant bio, et Le Georges à Chartres a été primé pour son approche de la viande durable.

La cantine de quartier Cantine de Terroirs d’Avenir, située dans le 4e arrondissement de Paris, a été mise en avant pour son modèle social et écologique. Côté boissons, le restaurant Ema à Avenas (Rhône) a été récompensé pour sa carte des boissons engagée. La boulangerie-pâtisserie Farine, implantée au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), a quant à elle reçu le prix de la boulangerie la plus engagée.

La restauration collective n’a pas été oubliée, avec la distinction de BETC Kitchen à Pantin (Seine-Saint-Denis). Enfin, Le Bouche à Oreille à Simorre (Gers) a été désigné comme le restaurant le plus engagé de France, tandis que Grenoble Alpes Métropole a reçu le prix du territoire le plus engagé.

Un label en pleine expansion malgré un secteur en crise

Cette cérémonie intervient dans un contexte où la restauration traverse une période difficile, marquée par des coûts énergétiques élevés et une baisse de la fréquentation. Pourtant, comme le souligne Écotable, de nombreux acteurs du secteur continuent de s’investir dans des démarches écologiques et sociales. Le label, qui compte désormais 295 établissements labellisés, atteste de cette dynamique.

Parmi les critères retenus pour l’attribution des prix figurent la provenance des produits, la gestion des déchets, la consommation d’énergie ou encore l’inclusion sociale. Les établissements sont évalués sur la base de données objectives, notamment leurs factures d’achats, ce qui garantit une certaine transparence dans le processus de sélection.

Les quatre nouvelles catégories introduites cette année reflètent l’évolution des attentes des consommateurs et des professionnels. La catégorie « cantine de quartier » met en lumière des structures proposant des repas sains et locaux dans des zones urbaines, tandis que le prix de la « viande durable » récompense les restaurants privilégiant une approche respectueuse de l’environnement dans leur approvisionnement en produits carnés.

Cette diversification des critères montre que la restauration durable ne se limite plus aux seuls restaurants gastronomiques ou bio, mais s’étend à l’ensemble des maillons de la chaîne alimentaire, des boulangeries aux traiteurs en passant par les cantines.

Un engagement qui dépasse le cadre des restaurants

L’un des lauréats, Grenoble Alpes Métropole, a été récompensé pour son action globale en faveur de la transition écologique. Cette distinction souligne que la restauration durable ne concerne pas uniquement les établissements privés, mais aussi les collectivités locales qui œuvrent pour une alimentation plus responsable sur leur territoire.

Pour Fanny Giansetto et Camille Delamar, cofondatrices d’Écotable, cette troisième édition marque une étape importante. « Nous voulons montrer que la restauration durable n’est pas un effet de mode, mais une nécessité pour l’avenir du secteur », a déclaré Fanny Giansetto. « Ces récompenses sont une façon de valoriser ceux qui innovent et de donner des exemples concrets à suivre. »

Le palmarès s’appuie sur un audit rigoureux, incluant des données chiffrées et une analyse qualitative des pratiques. Les établissements primés doivent ainsi prouver leur engagement sur des critères environnementaux, sociaux et économiques, ce qui en fait des références dans leur domaine.

Et maintenant ?

Pour les mois à venir, Écotable prévoit d’élargir son réseau de labellisation et de renforcer les critères d’évaluation, notamment sur les aspects de circularité et de réduction des déchets. Une prochaine édition du palmarès pourrait voir l’ajout de nouvelles catégories, comme celle des « food trucks engagés » ou des « épiceries solidaires ». Reste à voir si cette dynamique pourra s’étendre à l’ensemble du secteur, alors que la restauration collective, en particulier, pourrait jouer un rôle clé dans la généralisation de ces pratiques.

Cette initiative s’inscrit dans un mouvement plus large, alors que les consommateurs sont de plus en plus sensibles à l’origine des produits et à l’impact environnemental de leur alimentation. Les restaurants primés pourraient ainsi devenir des ambassadeurs d’une nouvelle façon de consommer, plus respectueuse de la planète et des territoires.

Pour les professionnels, cette reconnaissance représente également un levier économique. Être labellisé Écotable peut attirer une clientèle en quête d’authenticité et de responsabilité, tout en justifiant des prix parfois plus élevés que dans la restauration traditionnelle.

Les établissements sont évalués sur la base d’un audit annuel composé d’un questionnaire de plus de 150 critères et d’une analyse des factures mensuelles d’achats, des menus et de la consommation d’eau. Les données sont ensuite analysées par Écotable pour attribuer les récompenses.

Le coût varie selon la taille et le chiffre d’affaires de l’établissement, mais Écotable précise que son modèle repose sur une approche solidaire et accessible, avec des tarifs adaptés aux structures de l’Économie Sociale et Solidaire.