Alors que la campagne pour la présidentielle 2027 est en cours, Édouard Philippe, candidat à l’Élysée, a présenté ses premières orientations économiques dans un entretien aux Échos, comme le rapporte Le Figaro. Dans cet entretien, Édouard Philippe a insisté sur la nécessité de rétablir l’équilibre du système des retraites, qu’il considère comme « la mère de toutes les batailles ».
Ce n’est pas encore le programme « massif » tant promis, mais ces premières orientations économiques donnent un aperçu des priorités d’Édouard Philippe. Il a ainsi souligné que le retour à l’équilibre du système des retraites était essentiel, sans pour autant reprendre explicitement sa proposition passée de porter l’âge légal de départ à 67 ans. Il a toutefois affirmé qu’il faudrait « travailler plus longtemps ».
Ce qu'il faut retenir
- Édouard Philippe considère l’équilibre du système des retraites comme « la mère de toutes les batailles ».
- Il propose de travailler plus longtemps sans préciser un âge de départ spécifique.
- Il préconise une montée en puissance progressive de la capitalisation des retraites.
- Il vise à ramener le déficit public à 2% d’ici à la fin du prochain quinquennat.
Les orientations économiques d’Édouard Philippe
Concernant le projet d’une plus forte capitalisation des retraites, Édouard Philippe plaide pour une montée en puissance progressive. Il estime qu’« si on arrive à faire en sorte qu’elle représente 10% à 15% des pensions versées dans quinze ans, on aura rendu un fier service au financement de l’économie française ». Cependant, il précise que cela n’évitera pas le fait de devoir travailler plus longtemps, permettant ainsi à la France de redevenir « influente » en Europe en faisant montre d’« avancées chez elle ».
Édouard Philippe assume une ligne de fermeté budgétaire, tout en rejetant le procès en austérité que lui intentent ses détracteurs. Ces derniers l’accusent de promettre aux Français le « sang et les larmes », selon la formule de l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill en 1940. Il répond que « la France est confrontée à une difficulté budgétaire que tous les autres pays européens ont réussi à régler, sans sang et sans larmes ».
Les défis à relever
Édouard Philippe estime qu’il faut désormais « rattraper le temps perdu ». Il rappelle que « après le Covid, nous n’avons pas poursuivi la politique vertueuse qui combinait baisses d’impôts et réduction du déficit que j’avais menée à Matignon de 2017 à 2020 ». Il propose de reprendre ce qui a marché, de reconnaître ce qui n’a pas fonctionné et d’aller beaucoup plus loin dans la transformation de l’État.
Parmi les pistes esquissées par l’ancien juppéiste figurent des « efforts assez importants » pour ramener le déficit public à 2% d’ici à la fin du prochain quinquennat, contre près de 5% aujourd’hui, ainsi qu’une règle d’or budgétaire étendue au budget de la Sécurité sociale. Il cible notamment la relation avec Berlin, aujourd’hui marquée par une « divergence (qui) devient dangereuse ».
En conclusion, les orientations économiques d’Édouard Philippe pour la présidentielle 2027 mettent l’accent sur la nécessité de rétablir l’équilibre du système des retraites et de ramener le déficit public à 2%. Ces mesures visent à rendre la France plus influente en Europe et à améliorer son économie. Il reste à voir comment ces propositions seront reçues par les électeurs et si elles seront suffisantes pour donner à Édouard Philippe une chance de remporter la présidentielle.