Selon Le Figaro - Politique, Emmanuel Grégoire, nouveau maire socialiste de Paris, a détaillé ses priorités pour transformer l’espace public de la capitale. Élu en 2026 après avoir été premier adjoint d’Anne Hidalgo et député PS de Paris, il a accordé un entretien exclusif au quotidien, abordant notamment les violences urbaines et les scandales dans le périscolaire parisien.

Ce qu'il faut retenir

  • Emmanuel Grégoire, maire PS de Paris élu en 2026, présente cinq priorités pour l’entretien et la transformation de l’espace public.
  • Il annonce le lancement d’une convention citoyenne le 18 mai 2026 pour traiter sans tabou les scandales dans le périscolaire.
  • Il condamne fermement les violences urbaines survenues lors de la qualification du PSG en finale de la Ligue des champions, saluant la transparence nécessaire avec les victimes.
  • Parmi ses priorités figure la mise en place d’un « droit au beau » dans tous les quartiers de la capitale.

Un mandat axé sur l’espace public et la qualité de vie

Emmanuel Grégoire, figure historique du Parti socialiste parisien, a été élu maire de la capitale lors des dernières élections municipales. Ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo, il succède à une mandature marquée par des débats sur la propreté, le stationnement et les trafics dans certains quartiers. Selon ses propos rapportés par Le Figaro - Politique, ses cinq priorités visent à « l’entretien, l’amélioration et la transformation de l’espace public ». L’une de ses propositions phares reste la création d’un « droit au beau », un concept visant à garantir un cadre de vie agréable dans tous les arrondissements, y compris les plus populaires.

Cette initiative s’inscrit dans une volonté de réduire les inégalités territoriales entre les quartiers centraux et périphériques. Grégoire n’a pas précisé les modalités concrètes de ce dispositif, mais il a insisté sur la nécessité d’une approche globale, combinant rénovation urbaine, végétalisation et lutte contre les incivilités. « Paris doit être une ville où chacun peut profiter d’un cadre de vie digne, qu’il habite dans le Marais ou dans le 20e arrondissement », a-t-il déclaré au quotidien.

Scandales dans le périscolaire : une priorité absolue

L’entretien donné par Emmanuel Grégoire au Figaro a également porté sur les scandales sexuels qui ont émaillé plusieurs établissements périscolaires parisiens. Le maire s’est rendu lundi 13 mai 2026 à l’école Saint-Dominique, l’un des établissements concernés, pour échanger avec le personnel et les parents d’élèves. Une démarche avant tout symbolique, a-t-il souligné : « Je viens d’abord pour les écouter. Ce sujet est une priorité absolue pour moi. »

Il a confirmé que la convention citoyenne, dont les travaux débuteront le 18 mai, traitera ces affaires « sans tabou ». Grégoire a promis une « transparence totale avec les parents et les victimes », sans préjuger des conclusions qui en découleront. Cette prise de position intervient alors que plusieurs familles ont porté plainte pour des agressions commises dans des structures gérées par la Ville. Le maire n’a pas détaillé les mesures immédiates envisagées, mais a laissé entendre que des décisions pourraient être prises rapidement si les travaux de la convention le justifient.

Violences urbaines : « une fatalité que l’on doit combattre »

Emmanuel Grégoire a également réagi aux débordements survenus lors de la qualification du PSG en finale de la Ligue des champions, qui ont donné lieu à de violents affrontements dans plusieurs quartiers de Paris. « D’abord, je condamne fermement ces débordements, et j’ai une pensée pour le policier le plus gravement blessé », a-t-il affirmé. Comme maire, il a rappelé l’importance de maintenir l’ordre public tout en répondant aux frustrations des supporters.

Interrogé sur la possibilité que ces violences deviennent une « fatalité » dans la capitale, Grégoire a rejeté cette idée. « On ne peut pas accepter que certains quartiers soient systématiquement le théâtre de tels incidents. Il faut travailler sur les causes profondes : précarité, sentiment d’abandon, mais aussi sur les moyens policiers et éducatifs », a-t-il expliqué. Aucune mesure concrète n’a encore été annoncée, mais le maire a indiqué que des consultations avec les forces de l’ordre et les associations locales étaient en cours.

Un contexte politique et social tendu

Le mandat d’Emmanuel Grégoire s’ouvre dans un contexte marqué par des tensions sociales et politiques. Après deux mandats d’Anne Hidalgo, certains Parisiens expriment une lassitude face aux problèmes récurrents de saleté, de stationnement anarchique et de trafics dans certains quartiers. Le Figaro - Politique rappelle que ces critiques avaient déjà alimenté les débats lors des dernières élections, où plusieurs candidats avaient mis en avant ces thématiques pour critiquer la gestion municipale sortante.

Par ailleurs, la mouvance souverainiste anti-UE et anti-OTAN, représentée par des figures comme Florian Philippot, avait tenté sans succès de se présenter en 2022, faute de parrainages suffisants. Cette absence d’alternative radicale à gauche comme à droite laisse le PS parisien en position dominante, même si les divisions internes au parti se sont récemment manifestées, notamment avec le départ du chef des députés socialistes Boris Vallaud et de 24 membres de la direction du PS.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront déterminantes pour Emmanuel Grégoire. La convention citoyenne, dont les travaux débuteront le 18 mai, pourrait déboucher sur des mesures fortes concernant la protection de l’enfance et la gestion du périscolaire. Côté sécurité, une coordination renforcée avec les forces de l’ordre et les associations locales sera probablement annoncée pour éviter de nouveaux débordements lors d’événements sportifs ou festifs. Enfin, le projet de « droit au beau » devrait donner lieu à des consultations publiques d’ici la fin de l’année 2026, avant une mise en œuvre progressive.

Reste à savoir si ces annonces suffiront à restaurer la confiance des Parisiens, alors que la capitale reste sous le feu des projecteurs pour des problèmes structurels persistants. Une chose est sûre : le maire compte s’appuyer sur une méthode participative, quitte à bousculer les habitudes de la gestion municipale parisienne.

Selon Le Figaro - Politique, Emmanuel Grégoire a listé cinq priorités : l’entretien et la transformation de l’espace public, la mise en place d’un « droit au beau » dans tous les quartiers, la lutte contre les incivilités, la rénovation des équipements publics et une meilleure gestion des espaces verts.

La convention citoyenne, dont les travaux seront menés sans tabou, est prévue pour commencer le 18 mai 2026. Emmanuel Grégoire a précisé que ses conclusions guideraient les décisions municipales en matière de protection de l’enfance.