Le 17 fevrier, en Iran, des ceremonies de Chehellom ont eu lieu pour honorer les victimes des manifestations violemment repressees par le regime, entre fin decembre et debut janvier. Ces evenements ont entraine des affrontements entre proches des defunts, forces de l'ordre et Gardiens de la revolution. Cependant, dans certaines villes, les familles des victimes ont choisi de danser et d'applaudir lors de ces ceremonies, en opposition au discours autocratique du regime.
Une tradition ancestrale contestataire
La commemoration du quarantieme jour apres la mort, appelee "Chehellom" en Iran, est une tradition ancienne. Durant la revolution islamique de 1979, des ceremonies similaires honoraient les manifestants tues par les forces de securite du chah. Ces dernieres annees, cette pratique est devenue une forme de contestation contre les dirigeants actuels de l'Iran, malgre une surveillance accrue.
Des expressions festives du chagrin
Cette annee, les ceremonies se sont distinguees par des formes de deuil inhabituelles. Dans les cimetieres, certains ont joue de la musique en hommage aux defunts, voire danse sur les tombes. Ces manifestations festives de tristesse vont a l'encontre des directives du regime sur le deroulement des funerailles religieuses.
Un acte de defi et de commemoration
Les ceremonies de Chehellom en Iran refletent un acte de defi et de commemoration envers les victimes des manifestations reprimnees. Elles soulignent la resilience et la volonte du peuple iranien de se souvenir de ses morts malgre les pressions politiques. Cette tradition, desormais utilisee comme un moyen de protestation, continue de marquer la resistance contre l'autorite en place.
En conclusion, les ceremonies de Chehellom en Iran se transforment en actes de defi symboliques contre le pouvoir en place, tout en perennisant une tradition ancestrale de commemoration et de contestation.
