Devant le Conseil d'État à Paris, le vendredi 3 avril, les avocats de la Jeune Garde ont demandé l'annulation du décret présidentiel actant la dissolution du mouvement antifasciste en juin 2025. Cette demande intervient deux mois après le décès de Quentin Deranque, l'un des membres du mouvement.
Ce qu'il faut retenir
- La Jeune Garde conteste la dissolution prononcée en juin 2025.
- Le Conseil d'État examine le décret présidentiel devant son plus haut niveau de juridiction administrative.
- Des éléments postérieurs, dont la mort de Quentin Deranque, pourraient influencer la décision.
Contexte de la demande d'annulation
Le décret de dissolution daté du 12 juin 2025 visait plusieurs associations, dont la Jeune Garde, pour leur implication présumée dans des actes de violence. Malgré que ce décret précède le drame de Quentin Deranque à Lyon le 12 février, la tragédie pourrait impacter la décision du Conseil d'État.
Les arguments des parties en présence
Lors de l'audience du 3 avril, le rapporteur du Conseil d'État a plaidé en faveur de la confirmation de la dissolution de la Jeune Garde, dénonçant une "dérive totalitaire" du mouvement antifasciste.
De son côté, l'avocat de la Jeune Garde, Paul Mathonnet, a mis en garde contre les conclusions hâtives, soulignant qu'il était prématuré d'associer le décès de Quentin Deranque aux activités du mouvement. Il a insisté sur le fait que cet événement tragique ne reflétait pas l'essence de la Jeune Garde.
Des éléments postérieurs influencent la décision
Le rapporteur a souligné que les événements survenus après l'introduction du recours, notamment la mort de Quentin Deranque impliquant d'anciens membres ou proches du mouvement, devraient être pris en compte. Ces éléments postérieurs pourraient jeter une lumière nouvelle sur l'affaire, bien que la Jeune Garde nie toute responsabilité dans ce drame.
