Imaginez un peu : le Premier ministre, Sébastien Lecornu, debout devant un barrage EDF, avec l'eau qui coule en arrière-plan. C'est là qu'il a dévoilé la nouvelle feuille de route énergétique de la France. Un cadre idyllique pour une annonce qui va faire parler.

On pourrait se demander pourquoi ce choix de lieu. Peut-être pour rappeler que l'énergie, c'est d'abord une question de nature, de territoire. Bref, pas juste des chiffres dans un tableau Excel.

Un virage à 180 degrés ?

Le moins qu'on puisse dire, c'est que le texte présenté ce jour marque un tournant. La programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour 2026-2035, c'est un peu le GPS de notre politique énergétique. Et là, on change de cap.

Selon nos confrères de [Source], le gouvernement mise moins sur les énergies renouvelables que prévu. Autant dire que ça va faire grincer des dents chez les écologistes. Mais attention, ce n'est pas un retour en arrière. Plutôt un rééquilibrage.

Le truc, c'est que le nucléaire reprend du galon. On parle de prolonger la durée de vie des centrales existantes, et même d'en construire de nouvelles. Difficile de dire avec certitude si ça suffira à calmer les débats.

Des chiffres qui font réfléchir

En 2026, la France compte encore sur son parc nucléaire pour environ 70% de son électricité. Le gouvernement veut maintenir ce niveau, voire le renforcer. Résultat des courses : on parle de 60 à 70 milliards d'euros d'investissements d'ici 2035. (Oui, vous avez bien lu : milliards.)

Côté renouvelables, c'est la douche froide pour certains. Les objectifs sont revus à la baisse. On visait 40% d'énergies renouvelables dans le mix énergétique en 2030. Maintenant, on parle plutôt de 30 à 35%.

Pourquoi ce revirement ? La raison officielle ? La sécurité d'approvisionnement. Le gouvernement veut éviter les pénuries. Et puis, soyons honnêtes, les délais pour les projets éoliens et solaires sont souvent dépassés. Autant dire que ça complique la donne.

Et l'avenir dans tout ça ?

Alors, que va-t-il se passer maintenant ? Difficile de prédire l'avenir, mais une chose est sûre : ce texte va relancer le débat. Les associations écologistes vont monter au créneau. Les syndicats aussi, probablement. Et les citoyens ? Ils vont devoir s'adapter.

Le gouvernement, lui, mise sur la transparence.